Un rendez-vous amical qui tourne au cauchemar
L’Audience provinciale de Santa Cruz de Tenerife va juger trois hommes accusés d’avoir extorqué, sauvagement agressé et privé de liberté une de leurs connaissances. Le piège s’est déroulé sous les apparences d’une rencontre amicale. Selon l’acte d’accusation du parquet provincial, l’un des prévenus, qui entretenait une relation personnelle avec la victime, lui a proposé de se retrouver pour lui montrer un logement à vendre. Il est allé le chercher à son domicile et l’a conduit jusqu’à un garage où, de manière préméditée, il avait convenu de retrouver les deux autres accusés, qui attendaient cachés.
Une agression d’une extrême violence
Une fois à l’intérieur du garage et après être descendu du véhicule, les deux autres accusés ont surpris l’homme et ont commencé à l’agresser violemment, lui assénant des coups au visage, à la tête et sur le corps. Le prétendu ami qui l’avait conduit sur les lieux s’est également joint à l’agression. Selon le récit du ministère public, cette violence déchaînée avait pour objectif de forcer la victime à effectuer un virement bancaire au profit de l’un des agresseurs. Cependant, ils n’ont pas pu consommer le délit économique car la victime n’a pas accepté ou n’a pas pu le réaliser.
La fuite entravée et les lourdes peines requises
Face à l’échec de la tentative d’extorsion et entendant des bruits à l’extérieur du garage, les agresseurs ont décidé de mettre la victime dans le coffre d’une voiture pour tenter de quitter les lieux sans être découverts. La tentative a été contrecarrée par l’impossibilité de déplacer le véhicule, un autre véhicule bloquant la sortie. Le parquet de Santa Cruz de Tenerife a requis des peines comprises entre 11 ans et demi et 12 ans et demi de prison pour les trois accusés, pour la commission des délits suivants : extorsion (4 ans de prison), séquestration arbitraire (4 ans) et délits de blessures (3 ans et demi pour l’un des accusés, et 4 ans et demi pour les deux autres, ces derniers ayant des antécédents judiciaires).
Les antécédents mentionnés incluent des condamnations antérieures pour violence dans le cadre familial et pour blessures, ce qui aggrave la situation pénale de ces deux accusés récidivistes.


