Une nouvelle hausse du salaire minimum à l’étude
Après l’annonce de la revalorisation des pensions pour 2026, la prochaine mesure sociale pourrait concerner le Salaire Minimum Interprofessionnel (SMI). La vice-présidente seconde et ministre du Travail, Yolanda Díaz, a en effet laissé entendre qu’une nouvelle augmentation était à l’ordre du jour. Une perspective qui serait favorablement accueillie par la majorité des salariés, puisqu’elle signifierait une revalorisation du salaire de base en Espagne. La prochaine étape consistera à trouver un accord avec le patronat et les syndicats avant de soumettre la proposition au Congrès des députés pour approbation.
Un SMI en forte progression depuis 2018
La dernière augmentation du SMI est intervenue au début de l’année 2025, lorsque le ministère du Travail a relevé son montant de 4,4%, le faisant passer de 1 134 euros à 1 184 euros. Au cours de cette année, Yolanda Díaz a tenté de parvenir à un nouvel accord pour l’augmenter davantage, mais toutes les négociations ont échoué. Depuis l’arrivée au gouvernement de la coalition PSOE et Sumar (anciennement Podemos), le SMI a connu une hausse cumulative de 61% depuis 2018. Actuellement, les travailleurs percevant ce salaire de base reçoivent 16 576 euros bruts annuels, répartis en 14 mensualités de 1 184 euros.
L’objectif des syndicats : +7,5% pour atteindre 60% du salaire moyen
Les syndicats ont demandé à Yolanda Díaz d’augmenter à nouveau le SMI. L’UGT et les CCOO militent pour une hausse de 7,5%, afin qu’il représente 60% du salaire moyen du pays, comme le prévoit la Charte sociale européenne. Si ces prévisions se concrétisent, le SMI s’élèverait à 1 273 euros bruts par mois.
Une conséquence fiscale inattendue
Cependant, cette augmentation aurait un effet secondaire non négligeable : elle ferait franchir au SMI les seuils établis par l’Agence fiscale (Hacienda). Les travailleurs le percevant seraient alors obligés de déclarer l’impôt sur le revenu (IRPF) dans leur déclaration de revenus. Ce problème n’est pas nouveau. Cette année même, Yolanda Díaz et la ministre des Finances, María Jesús Montero, ont dû trouver un accord de dernière minute pour exempter les bénéficiaires du SMI de l’obligation de présenter la déclaration de revenus de 2024.
Vers une entrée en vigueur début 2026
Il reste désormais à ce que cette mesure soit négociée par les partenaires sociaux et le gouvernement avant d’être approuvée par le Congrès des députés. Les intentions de l’exécutif sont que la hausse du SMI puisse entrer en vigueur dès le début de l’année 2026.


