Lanzarote renforce la lutte contre les constructions illégales
Le Cabildo (conseil insulaire) de Lanzarote a instruit, au cours de l’année 2025, un total de 115 dossiers pour infractions urbanistiques et environnementales. Ces infractions concernent principalement la construction de bâtiments sans permis, l’installation de structures permanentes en dehors du cadre légal et d’autres actions contraires à la loi sur le sol et aux espaces naturels protégés des Canaries.
Haría et Teguise, municipalités les plus concernées
Dans un communiqué, le département insulaire de l’Environnement a précisé que Haría a été la municipalité comptant le plus grand nombre de plaintes, avec 31 dossiers, suivie de Teguise (27), Tinajo (18), Yaiza (14) et Tías (11). De leur côté, Arrecife (huit) et San Bartolomé (six) présentent les chiffres les plus bas, ce qui s’explique en partie par leur plus faible superficie en zone rurale et en espaces naturels protégés.
Un impact direct sur le paysage et le modèle insulaire
Le président du Cabildo de Lanzarote, Oswaldo Betancort, a souligné que ces données mettent en évidence l’importance de respecter la réglementation en matière d’urbanisme et d’environnement sur une île au territoire limité et particulièrement fragile. À ce sujet, il a rappelé que « chaque construction illégale sur un sol rural ou protégé a un impact direct sur le paysage, les ressources naturelles et le modèle d’île que nous devons tous préserver ».
Une problématique persistante nécessitant vigilance et sensibilisation
Le conseiller à l’Environnement, Samuel Martín, a pour sa part indiqué que les dossiers traités correspondent, pour la plupart, à des bâtiments érigés sans licence municipale, à l’occupation de sols non autorisés ou au non-respect des autorisations accordées. Il a également déclaré que les Agents de l’Environnement mènent un travail constant de surveillance et d’inspection en coordination avec les autres administrations. Il a rappelé qu’au cours des quatre dernières années, environ 670 dossiers similaires ont été instruits sur l’ensemble de l’île, ce qui montre qu’il s’agit d’une problématique persistante nécessitant à la fois un contrôle rigoureux et une sensibilisation des citoyens.


