combats coqs canaries pacma recours legal

Combats de coqs aux Canaries : le Pacma monte au créneau

Le Parti Animaliste attaque en justice pour faire cesser les combats de coqs

Le Parti Animaliste contre la Protection de la Nature (Pacma) a présenté un recours hiérarchique devant le gouvernement des Canaries. Cette action fait suite à la décision de la Vice-conseillérie aux Administrations et à la Transparence de se déclarer incompétente pour intervenir dans les combats de coqs organisés à La Palma, Tenerife, El Hierro, Gran Canaria et Lanzarote par la Fédération Gallistique Canarienne et les associations qui la composent.

Une activité jugée illégale depuis près de vingt ans

Dans un communiqué, la formation politique défend que ces combats sont illégaux depuis 2007. C’est à cette date que la loi espagnole 32/2007, du 7 novembre, pour la protection des animaux, dans leur exploitation, transport, expérimentation et abattage, a interdit l’utilisation d’animaux dans des combats sur l’ensemble du territoire national, sans aucune exception. Le Pacma rappelle ainsi le cadre légal censé s’appliquer à l’archipel.

Un conflit de compétences au cœur du débat

La Conseillérie à la Présidence, à la Justice et à la Sécurité du gouvernement canarien a argué que ses compétences se limitent au domaine des animaux de compagnie. Un argument catégoriquement rejeté par le Pacma. Le parti estime que la Conseillérie et la Vice-conseillérie sont bien compétentes en matière d’associations, et que ces combats sont précisément organisés par des entités inscrites en tant qu’associations.

Des preuves accablantes impliquant les municipalités

Joint au recours, un dossier présente des preuves tangentes démontrant que certaines de ces rencontres ont lieu dans des installations sportives de propriété municipale. Cette situation implique, selon le Pacma, que les événements se déroulent non seulement avec la connaissance, mais même avec la collaboration des mairies (ayuntamientos). Or, la Conseillérie est également le département compétent en matière de régime local, renforçant ainsi, selon les animalistes, sa responsabilité et son pouvoir d’intervention.

La menace d’une action en justice

“Nous n’allons pas permettre que le gouvernement des Canaries continue à botter en touche et, si nécessaire, nous irons devant les tribunaux”, ont expliqué les services juridiques du Parti Animaliste. De leur point de vue, les combats de coqs, en plus d’être cruels et indignes d’une société moderne – comme le soulignait déjà la Loi de Protection des Animaux des Canaries il y a 35 ans –, sont une activité expressément interdite depuis 2007. Ils ne sauraient donc continuer à être organisés, qui plus est avec l’acquiescement et la complicité des institutions publiques.

Source

Scroll to Top
Share via
Copy link