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Tenerife : un père tue son fils à la machette et blesse grièvement sa compagne

Une nuit d’horreur dans le quartier de Cabo Blanco

Une tragédie a secoué dans la nuit de vendredi à samedi la vie du quartier de Cabo Blanco, dans la commune d’Arona à Tenerife, détruisant brutalement une famille. Un homme, Juan Manuel Alonso Fumero, âgé de 35 ans, a assassiné à coups de machette dans la tête son fils Yared, âgé de 10 ans, et a infligé des blessures très graves aux membres supérieurs de sa compagne, Almudena, 26 ans. Hospitalisée, la jeune femme a subi l’amputation d’un bras et d’une main. Dans un état de grande agitation et d’une violence démesurée, l’homme s’est ensuite confronté avec son arme aux voisins tentant de porter secours, puis aux gardes civils intervenus en premier lieu. Après avoir blessé l’un des agents à un bras, ces derniers ont été contraints d’utiliser leurs armes de service pour l’abattre dans la rue.

Violence vicaire et violence de genre

Cet épisode concentre un cas de violence vicaire – l’individu a tué un enfant sous les yeux de sa mère pour la faire souffrir – et de violence de genre, la compagne ayant subi des sévices physiques extrêmement graves. Les enquêteurs de la Garde civile tentent d’élucider ce qui a déclenché ces agressions : une crise de jalousie, potentiellement aggravée par la consommation d’une ou plusieurs drogues, ou un épisode psychotique.

Le déroulé d’un drame familial

Tout s’est déroulé dans la partie haute du quartier de Cabo Blanco, une zone de construction récente située face au terrain de lutte canarienne local. Au numéro 2 du Paseo Santa Eulalia, un espace piétonnier avec plantes et escaliers bloqués par des grilles métalliques, régnait le calme jusqu’après minuit. Juanma, Almudena et leur fils, tous nés à Tenerife, avaient dîné dans une atmosphère paisible, comme à leur habitude. Mais peu avant une heure du matin, la violence de l’homme s’est déchaînée contre les siens.

Saisissant une machette de 60 centimètres de long à la lame très affûtée, il a porté des coups d’une extrême gravité à son fils et à sa compagne. Des témoins ont rapporté que l’enfant avait également subi des amputations aux mains, mais les blessures mortelles se concentraient sur le crâne. Pour Almudena, si elle survit, ses blessures entraîneront une incapacité physique à vie.

L’intervention des voisins et des forces de l’ordre

Un voisin de l’immeuble, entendant les premiers cris de désespoir de la femme, s’est approché de la porte du domicile. Constatant la gravité de la situation, il a appelé d’autres résidents à l’aide, étant lui-même convalescent d’une opération. Des dizaines de personnes sont sorties. Deux autres habitants de la zone sont arrivés, armés d’un pied-de-biche pour forcer la porte, mais la grille métallique qui la précédait était verrouillée. Ils ont cependant pu observer la scène, la décrivant comme “dantesque”, avec une grande quantité de sang et d’autres restes biologiques sur les murs et le sol.

Les témoins ont alerté la Garde civile et la police municipale. Lorsque les agents ont forcé la grille, ils ont tenté de raisonner le jeune homme, en vain. Ce dernier a réussi à blesser un garde civil au bras, près du bord de son gilet pare-balles. Les fonctionnaires ont alors battu en retraite vers la rue. Conscients que leurs vies étaient en danger, ils ont fait demi-tour et ont ouvert le feu sur l’agresseur, l’abattant sur le Paseo. Des vidéos qui ont fuité laissent entendre au moins trois coups de feu, ayant provoqué une grande alarme parmi les résidents.

Enquête en cours et profils des victimes

La levée du corps de l’agresseur a eu lieu à 5h30. Les agents de la police judiciaire ont ensuite accédé au logement où se trouvait le corps de l’enfant. Selon le Bureau de communication du Tribunal supérieur de justice des Canaries (TSJC), l’homme ne faisait l’objet d’aucune plainte pour violence machiste et n’avait même pas de casier judiciaire.

Les procédures du dossier sont menées par le Juge d’instruction numéro 1 d’Arona. Cette instance se dessaisira en faveur du Tribunal spécialisé dans la violence à l’égard des femmes pour le meurtre du mineur et les blessures graves de la femme, tout en conservant l’instruction concernant la mort par balle de l’homme. La responsabilité pénale du présumé assassin s’est éteinte avec son décès.

Almudena était toujours hospitalisée samedi soir au Hospital Universitario Nuestra Señora de La Candelaria. Le personnel médical restait prudent mais n’envisageait pas de pronostic vital engagé. Elle a subi plusieurs interventions chirurgicales d’urgence. Le garde civil blessé a nécessité une opération de chirurgie mineure et est hors de danger, selon des sources de l’Institut armé et du délégué du gouvernement dans les Canaries, Anselmo Pestana.

L’incompréhension des voisins et les questions en suspens

Les voisins, qui décrivaient Juanma comme un père affectueux, n’avaient jamais imaginé qu’il puisse être capable d’un tel acte. Ils n’avaient jamais entendu de disputes ou d’altercations au sein de la famille.

L’Unité organique de la police judiciaire (UOPJ) tente notamment de comprendre pourquoi l’homme a mis fin à la vie de son fils mais n’a pas tué sa compagne, alors qu’il a eu le temps de le faire entre le départ des deux voisins et l’arrivée des forces de l’ordre. Les résultats de l’autopsie à l’Institut de médecine légale et, surtout, le rapport de l’Institut national de toxicologie détermineront si l’homme avait consommé ou non des substances stupéfiantes.

Vendredi après-midi, des agents du Laboratoire de criminalistique de la police judiciaire de la Garde civile ont réalisé l’inspection technique et le rapport photographique du logement. Ce travail visera, entre autres, à reconstituer la chronologie précise des faits et les déplacements de l’auteur et des victimes dans le domicile.

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