Une nouvelle ère pour la micromobilité aux Canaries
La Direction Générale de la Circulation (DGT) espagnole a rappelé une mesure importante qui concerne tous les utilisateurs de trottinettes électriques et autres engins de déplacement personnel motorisé (EDPM) dans l’archipel des Canaries. Depuis le 30 janvier dernier, ces véhicules doivent être obligatoirement immatriculés au Registre National des Véhicules. Les propriétaires qui ne se conformeraient pas à cette nouvelle réglementation s’exposent à des sanctions financières.
Qu’est-ce qu’un EDPM et comment l’immatriculer ?
La DGT définit les EDPM comme des “véhicules à une ou plusieurs roues, dotés d’une place unique et propulsés exclusivement par des moteurs électriques pouvant leur donner une vitesse maximale comprise entre 6 et 25 km/h”. Pour pouvoir circuler légalement, ces engins “doivent disposer du certificat d’inscription au Registre des véhicules personnels légers et porter l’étiquette d’identification”.
La procédure d’immatriculation s’effectue via le site électronique de la DGT. Que l’engin soit d’un modèle certifié ou non, le propriétaire doit s’identifier avec un système Cl@ve, un certificat numérique ou sa carte d’identité électronique, puis saisir ses données personnelles ainsi que celles du véhicule. Il doit également joindre une photo de la plaque d’identification ou de la fiche technique du modèle. Si le conducteur est mineur, l’inscription doit être réalisée par son tuteur légal, qui renseigne ses propres coordonnées.
Obtention de l’étiquette et règles de circulation
Une fois le paiement de la taxe effectué, le propriétaire peut télécharger le certificat d’inscription numérique. Ce document lui permet ensuite d’acquérir l’étiquette d’identification officielle. “Cette étiquette devra être placée sur le porte-identificateur prévu à cet effet sur le véhicule, une fois en sa possession. Dans le cas des EDPM non certifiés, elle pourra être placée en un endroit visible”, précise la DGT.
Par ailleurs, la réglementation rappelle les interdictions de circulation : les EDPM ne peuvent en aucun cas emprunter les trottoirs, les zones piétonnes, les traversées d’agglomération, les autoroutes, les voies rapides, les routes interurbaines ou les tunnels. Ces règles, communes à toute l’Espagne, s’appliquent pleinement dans les villes et sur les routes des sept îles principales (Tenerife, Gran Canaria, Lanzarote, Fuerteventura, La Palma, La Gomera, El Hierro).
Objectifs de sécurité et sanctions en cas d’infraction
L’objectif affiché par la DGT est d’améliorer la sécurité routière, de mieux contrôler l’usage des EDPM et de réduire le nombre d’accidents liés à cette forme de mobilité de plus en plus répandue, particulièrement dans les zones urbaines des îles.
Le coût de la non-conformité est élevé. Les sanctions peuvent aller de 202 à 610 euros pour défaut d’immatriculation et de 250 à 800 euros pour circulation sans l’assurance obligatoire qui y est désormais liée. De plus, les agents peuvent immobiliser le véhicule jusqu’à ce que le conducteur souscrive l’assurance obligatoire.
Les autorités rappellent donc à tous les propriétaires d’EDPM, résidents comme touristes utilisant leur propre engin, l’importance cruciale de se mettre en règle. Cette démarche est essentielle pour garantir une meilleure sécurité pour tous sur la voie publique et éviter des amendes substantielles lors d’un contrôle, que ce soit sur les promenades de Las Teresitas à Tenerife ou dans les rues de Las Palmas de Gran Canaria.


