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Radars aux Canaries : les pièges à éviter pour les conducteurs

Sur les routes des Canaries, la chasse aux excès de vitesse s’intensifie

La Direction Générale de la Circulation (DGT) espagnole utilise des radars pour surveiller et sanctionner les excès de vitesse des conducteurs. La réglementation interdit strictement l’utilisation d’inhibiteurs et de détecteurs de radars, avertissant les automobilistes qui y auraient recours qu’ils s’exposent à de lourdes amendes. La Guardia Civil, en collaboration avec la DGT, a pour objectif de garantir la sécurité routière et de réduire le nombre d’accidents sur les routes. Pour ce faire, elle mène des campagnes de surveillance et vérifie que les conducteurs respectent la législation en vigueur.

Inhibiteurs de radars : une pratique très lourdement sanctionnée

Les inhibiteurs de radar sont des dispositifs qui interfèrent avec le fonctionnement des radars de trafic, bloquant leur capacité à mesurer la vitesse du véhicule. Cette pratique est sanctionnée par une amende pouvant atteindre 6 000 euros et le retrait de 6 points sur le permis de conduire. Cependant, le conducteur n’est pas le seul à s’exposer à une amende : le professionnel qui installe l’inhibiteur peut également être sanctionné.

L’article 13.6 de la Loi sur la Circulation stipule qu’il est “interdit d’installer ou de transporter dans les véhicules des inhibiteurs de radars ou cinémomètres, ou tout autre instrument destiné à éluder ou à interférer avec le bon fonctionnement des systèmes de surveillance du trafic, ainsi que d’émettre ou de faire des signaux dans ce but. Il est également interdit de transporter dans le véhicule des mécanismes de détection de radars ou cinémomètres”.

Détecteurs et avertisseurs : quelle est la différence ?

D’un autre côté, les détecteurs de radars sont des dispositifs qui alertent les conducteurs de la présence de radars. Les utilisateurs de ces appareils encourent des sanctions moins élevées, mais néanmoins conséquentes : une amende de 500 euros et la perte de 3 points sur le permis.

En revanche, les avertisseurs de radars sont légaux. Ces dispositifs informent les conducteurs des radars fixes présents sur l’itinéraire emprunté, en se basant sur les données mises à disposition par la DGT. Des applications comme Google Maps ou Waze utilisent ce système pour alerter les conducteurs et les aider à éviter les sanctions pour excès de vitesse.

Une hausse des infractions enregistrée dans l’archipel

En 2024, les radars situés dans les îles Canaries ont flashé 113 942 conducteurs, soit une augmentation de 10,1 % par rapport à l’année précédente. L’excès de vitesse reste l’infraction la plus courante sur les routes de l’archipel. Les conducteurs qui dépassent les limites établies risquent des amendes comprises entre 100 et 600 euros et le retrait de 2 à 6 points sur leur permis, selon la gravité de l’infraction.

La DGT rappelle : “Conduire avec un excès de vitesse supérieur à 60 km/h en agglomération et à 80 km/h hors agglomération constitue un délit. Dans les tronçons d’autoroutes et de voies rapides d’accès aux villes où des limites inférieures à 100 km/h sont établies, les excès de vitesse seront sanctionnés par l’amende correspondante du barème. Les autres effets administratifs et pénaux ne se produiront que lorsque la vitesse dépassera les 100 km/h et dans les conditions prévues pour cette limite.”

Le conseil des agents de la circulation est simple pour les conducteurs, notamment à Tenerife, qui circulent sur des routes sous surveillance : lever le pied de l’accélérateur s’ils ne veulent pas recevoir une contravention.

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