Une feuille de route pour mettre fin aux constructions illégales
La mairie d’Adeje, dans le sud de Tenerife, a annoncé qu’elle allait intervenir dans les zones d’habitat irrégulier détectées sur plusieurs secteurs de la commune. Cette décision fait suite à une réunion de travail associant les autorités compétentes en matière de sécurité, de discipline urbanistique et de protection de l’environnement. Les opérations viseront notamment les secteurs d’El Valito, Llano Negro, Las Moreras, El Puertito et La Caleta, où la municipalité a constaté une évolution préoccupante du phénomène.
Selon les explications fournies par les élus, ces espaces sont passés d’un usage résidentiel ponctuel à des situations relevant de la location touristique ou de baux de plus longue durée, mais dans l’illégalité la plus totale. L’adjointe à la sécurité, Mercedes Vargas, a tiré la sonnette d’alarme en indiquant que « la situation s’est aggravée ces derniers mois » en raison de l’accumulation de déchets, de la prolifération de nuisibles, des rejets d’eaux usées en mer et d’un risque accru d’incendie. « L’objectif est de définir une feuille de route pour une action commune et de commencer à travailler avec toutes les garanties juridiques nécessaires », a-t-elle précisé.
Une coordination entre police, gendarmerie et protection de l’environnement
La réunion convoquée par la mairie d’Adeje pour aborder ce dossier a rassemblé la police locale, la Garde civile, la police nationale, la directrice de l’Agence canarienne de protection de l’environnement naturel, Mª Montserrat Ortega Montesdeoca, ainsi que des juristes municipaux et des élus. L’Agence a fait savoir qu’elle instruit actuellement des procédures de sanction et des dossiers individuels pour infractions urbanistiques, même si la gestion globale de ces situations relève de la compétence communale.
Mme Ortega Montesdeoca a indiqué à la mairie qu’elle dispose désormais d’une argumentation juridique solide pour engager une procédure d’office à l’encontre du propriétaire du terrain en raison de l’accumulation de déchets, et pour exiger son autorisation si un délogement devait être nécessaire. Elle a également proposé son soutien pour tout ce qui concerne la servitude maritime-terrestre, un point crucial dans ces zones côtières.
Des expulsions programmées, mais pas pour des raisons sociales
Les services juridiques de la ville ont confirmé que des dossiers seront ouverts pour chaque habitation détectée, en application de la loi sur le sol. L’exécution matérielle de ces mesures pourra être menée en coordination avec les services de l’environnement naturel et du littoral. L’adjoint à la présidence et à l’urbanisme, Manuel Luis Méndez Martín, a précisé que la majorité des cas concerne des résidences secondaires ou des modes de vie alternatifs, et non des situations de précarité absolue.
De son côté, l’adjointe au bien-être communautaire et à la cohésion sociale, Raquel Rodríguez Alonso, a affirmé que la mairie a identifié les personnes occupant ces sites et que seul un petit nombre d’entre elles nécessite un suivi par les services sociaux. Les différentes administrations se sont accordées pour coordonner les processus de notification et d’identification des occupants, dans le but de mener ces opérations dans le respect des droits de chacun.
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