Une action symbolique devant le consulat américain
Un groupe d’activistes opposés aux politiques interventionnistes du président des États-Unis, Donald Trump, a brûlé dans la nuit de mercredi un drapeau américain devant le consulat de ce pays à Las Palmas de Gran Canaria. À la suite de cette action, le collectif a publié un communiqué justifiant son geste par « l’escalade de l’agression et les récentes déclarations du gouvernement des États-Unis qui placent la République bolivarienne du Venezuela sous la menace imminente d’une intervention militaire directe ».
Dénonciation d’une stratégie hégémonique
Pour ces activistes, les menaces de guerre proférées par l’administration Trump ne sont pas une improvisation, mais « la manifestation d’un réordonnancement stratégique destiné à restaurer par la force l’hégémonie américaine dans les Caraïbes ». Ils rejettent ainsi ce qu’ils qualifient d’« actes de piraterie » exécutés contre des pétroliers vénézuéliens et « la violation systématique de l’espace aérien et maritime vénézuélien », des comportements qui constitueraient « une rupture frontale du Droit International et de la Convention des Nations Unies sur le Droit de la Mer ».
Un rejet du Prix Nobel de la Paix attribué à María Corina Machado
Le groupe condamne également l’attribution du Prix Nobel de la Paix à María Corina Machado. Ils la pointent du doigt pour « avoir sollicité publiquement une intervention militaire étrangère contre son propre pays et avoir proposé la privatisation des ressources pétrolières nationales ». Selon eux, cette attribution instrumentalise les institutions internationales « pour légitimer moralement des actions qui violent la souveraineté nationale et le droit des peuples à l’autodétermination ».
Solidarité avec le Venezuela et appel à la mobilisation aux Canaries
Les auteurs de l’action rejettent donc tout projet politique qui solliciterait une intervention militaire étrangère, y voyant « une négation de la souveraineté populaire et du droit des peuples à l’autodétermination ». Ils affirment leur solidarité avec le peuple vénézuélien, estimant que « défendre le Venezuela, c’est défendre le Droit International et la souveraineté des peuples d’Amérique Latine ».
Enfin, les manifestants ont lancé un appel à la mobilisation du peuple canarien « contre la guerre au Venezuela », réaffirmant leur engagement « pour l’égalité souveraine des nations, pour la Paix et le droit des peuples à décider de leur propre destin ».


