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Tenerife Sud : colères après les files d’attente monstres au contrôle des passeports

Un chaos récurrent à l’aéroport de Tenerife Sud

La députée de Coalición Canaria au Congrès espagnol, Cristina Valido, a dénoncé ce mercredi les files d’attente “inhumaines et absolument intolérables” enregistrées ce week-end au contrôle des passeports de l’aéroport de Tenerife Sud. Une situation que le ministère de l’Intérieur a imputée à une panne technique des systèmes automatiques de contrôle. L’Association hôtelière et extra-hôtelière de la province de Tenerife (Ashotel) a également dénoncé les faits ce mercredi, après la viralisation d’une vidéo montrant la situation au sein de l’aéroport.

Une panne technique en pleine affluence

Cristina Valido a expliqué que ces images de longues attentes se répètent de façon récurrente, particulièrement lors des périodes de forte affluence de vols internationaux, affectant des passagers venus profiter de vacances planifiées depuis des mois. Une situation “inadmissible” selon elle. La députée nationaliste a indiqué avoir contacté le ministère de l’Intérieur après les incidents du week-end. Celui-ci lui a confirmé un problème technique sur les machines automatisées qui fluidifient normalement le contrôle et évitent que tous les passagers ne passent par les postes de la Police Nationale. “Selon l’Intérieur, le système a subi une chute ponctuelle qui a coïncidé avec l’arrivée simultanée de plusieurs vols en provenance du Royaume-Uni, obligeant des milliers de personnes à passer par le contrôle policial manuel, ce qui a généré les files d’attente enregistrées”, a commenté la députée.

Le secteur touristique exige des comptes

Cristina Valido a rappelé avoir dénoncé à plusieurs reprises cette situation au Congrès et assure que les Canaries continueront de surveiller de près le fonctionnement du contrôle des passeports à Tenerife Sud pour vérifier l’efficacité des mesures annoncées par le ministère. De son côté, Ashotel estime que “l’inaction combinée d’AENA, responsable des infrastructures aéroportuaires, et du ministère de l’Intérieur, responsable de la dotation en effectifs policiers et en équipements pour le contrôle des passeports dans les aéroports, résulte en un mauvais traitement permanent et systématique des touristes” qui doivent passer ce contrôle aux Canaries, première porte d’entrée en Europe depuis leur pays d’origine.

Une loi pour sanctionner existe

Le président d’Ashotel, Jorge Marichal, interpelle : “Que nous manque-t-il à faire, depuis le secteur touristique canarien, pour qu’AENA et l’Intérieur traitent nos aéroports comme des infrastructures de premier niveau comme les autres ?”. L’association rappelle au gouvernement des Canaries qu’il dispose d’un instrument pour sanctionner AENA et le ministère de l’Intérieur pour atteinte à l’image touristique des îles, comme le prévoit l’article 75 de la Loi d’Ordonnance du Tourisme des Canaries (LOTC), considéré comme une infraction très grave. “Si, comme cela s’est déjà produit, le gouvernement des Canaries n’a pas hésité à sanctionner durement les entreprises électriques lors de coupures de courant dans les îles, pourquoi maintenant, alors que le secteur qui génère directement 35% du PIB et 40% de l’emploi est affecté, ne prend-on pas des mesures fermes ? Pourquoi cette tiédeur d’action ?”, s’interroge Ashotel.

Un problème de taxis qui perdure

Jorge Marichal ajoute : “Probablement, ceux qui vivent d’un salaire public ne comprennent pas ou ne veulent pas comprendre que si la porte d’entrée de l’île de Tenerife ne fonctionne pas, les utilisateurs pourraient bien changer de porte. Et ensuite, il ne servira à rien de se lamenter, car il n’y aura plus rien ni pour le public ni pour le privé”. Il assure qu’avec les impôts payés par le secteur touristique aux Canaries (plus de 21,4 milliards d’euros selon Impactur), “on finance toute l’Éducation, les Services Publics ou plus de 80% de la Santé des Canaries”.

Le monopole des taxis locaux pointé du doigt

Ashotel attire également l’attention sur les files d’attente pour prendre un taxi dans ce même aéroport. L’association dénonce qu’après de nombreuses tentatives, réunions et propositions au Cabildo (conseil insulaire) de Tenerife depuis 2013 pour déclarer les ports et aéroports de l’île comme des infrastructures stratégiques et y implanter une zone de prestation conjointe permettant à tous les taxis des municipalités touristiques et de la zone métropolitaine d’y opérer dans des conditions identiques, seuls les taxis des municipalités où sont situés les aéroports bénéficient d’un droit préférentiel. Pour Tenerife Sud, cela signifie que seuls les taxis de Granadilla de Abona ont compétence dans cette installation d’intérêt insulaire. Les véhicules licenciés dans d’autres municipalités, qui viennent déposer des passagers, doivent repartir à vide alors que des centaines de personnes attendent un transport. Ashotel insiste pour que la déclaration de “zone sensible” des principales infrastructures de transport aérien et maritime de l’île soit réellement opérationnelle, permettant à toutes les licences de taxi qui le souhaitent d’y travailler sans restriction, sans privilège pour un municipalité particulière, d’autant que ces infrastructures sont financées par les impôts de tous les citoyens.

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