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Canaries : les speed bikes devront être assurés dès 2026

Une nouvelle ère pour la mobilité électrique légère

Le mois de janvier 2026 marquera un tournant important dans la réglementation de la mobilité aux îles Canaries. Outre l’entrée en vigueur du gilet de sécurité V-16 pour les véhicules en panne, une modification majeure concernera les deux-roues électriques. Une nouvelle loi rendra obligatoire la souscription d’une assurance de responsabilité civile pour certains véhicules de mobilité personnelle, une mesure qui bénéficie d’un large soutien dans l’opinion publique.

Quels vélos sont concernés par l’obligation d’assurance ?

La Direction Générale de la Circulation (DGT) espagnole établit une distinction claire entre deux types de vélos à assistance électrique. D’un côté, les vélos électriques classiques, ou « pedelecs » (EPAC), équipés d’un moteur d’une puissance maximale de 250 watts et dont l’assistance se coupe à 25 km/h. Ces modèles, les plus répandus, resteront assimilés à des bicyclettes conventionnelles et ne seront pas soumis à l’obligation d’assurance.

De l’autre, les « Speed Pedelecs », capables d’atteindre une vitesse de 45 km/h. Pour ces engins plus puissants, la donne change radicalement. À compter du 2 janvier 2026, ils devront être immatriculés, enregistrés auprès des autorités et leurs propriétaires devront contracter un contrat d’assurance de responsabilité civile obligatoire.

Les raisons d’une nouvelle loi

Ce changement est inscrit dans la loi espagnole 5/2025. Le législateur justifie cette mesure par la nécessité de protéger les victimes d’accidents de la circulation. Le texte précise : « Il existe des modèles de bicyclettes à pédales et à moteur auxiliaire qui peuvent dépasser les 45 km/h. C’est pourquoi, afin de protéger les victimes d’accidents de la circulation, il a été jugé approprié de continuer à exiger des propriétaires de ces véhicules la souscription de l’assurance obligatoire des véhicules à moteur. »

Un délai transitoire de six mois est prévu pour les véhicules qui, n’étant pas considérés comme des véhicules à moteur avant cette loi, le deviennent avec son entrée en vigueur. Cette nouvelle réglementation s’applique également aux trottinettes électriques rapides répondant aux mêmes caractéristiques de vitesse.

Coût, sanctions et formalités pratiques

Le coût de cette assurance obligatoire variera selon les garanties souscrites, avec des primes annuelles pouvant osciller entre 20 et plus de 100 euros. Les utilisateurs qui circuleraient sans assurance à partir du 2 janvier 2026 s’exposeront à des amendes comprises entre 200 et 1000 euros.

Au-delà de l’assurance, les propriétaires de « Speed Pedelecs » devront accomplir plusieurs formalités : obtenir un certificat de circulation, procéder à l’inscription au registre public de la DGT et apposer sur le véhicule une étiquette identifiant le numéro d’enregistrement qui lui aura été attribué. Une petite révolution pour les adeptes de la mobilité douce… mais rapide.

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