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Canaries : qui paie le rapatriement des défunts ?

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Synthèse réalisée avec l’aide d’une intelligence artificielle à partir d’informations en espagnol. Source sous l’article.

Un vote unanime au Parlement des Canaries

Le Parlement des Canaries a demandé ce mardi au gouvernement régional de solliciter à son tour l’exécutif central afin qu’il finance le transfert des patients décédés dans un hôpital situé hors de leur île d’origine vers celle où ils avaient été initialement admis. Cette revendication a été portée par le groupe Populaire à travers une proposition non législative adoptée à l’unanimité, qui prévoit également que le financement du transfert d’un patient décédé soit justifié dès lors que le déplacement résulte de dérivations médicales motivées par le manque de ressources sur l’île de provenance.

Ne pas faire peser la charge sur les familles

Le député populaire Jacob Qadri, qui a défendu la proposition, a souligné que la subvention au transfert ne doit s’adresser ni aux pompes funèbres, qui sont des entreprises privées, ni aux familles, qui traversent déjà une épreuve douloureuse avec la perte d’un proche hors de leur lieu de résidence. Ce qui est demandé, a-t-il indiqué, c’est que le gouvernement central établisse la réglementation nécessaire en la matière, car les Canaries ne peuvent pas continuer à assumer seules ce type de coûts.

Polémique entre Populaire et Socialistes

À ce sujet, le député socialiste Miguel Ángel Pérez del Pino a estimé qu’il est insultant pour l’intelligence de demander au gouvernement central ce que peut faire celui des Canaries. Il a toutefois assuré qu’il semble que le Parti populaire « ne pèse pas lourd » au sein de l’exécutif et présente une initiative qui est « un vœu pieux et ne sert à rien », bien que son groupe l’ait soutenue.

Ce que prévoit déjà la réglementation canarienne

Selon le texte de la proposition, les Canaries réglementent déjà les compensations pour l’hébergement, la subsistance et le déplacement en transport non conventionné des patients du Service canarien de la santé et de leurs accompagnants, ainsi que la procédure visant à faciliter la prestation de soins dans des centres de la communauté autonome situés dans une zone de santé différente de celle où se trouve la commune de résidence du patient.

Les îles non capitalines particulièrement concernées

Cette question, a ajouté Qadri dans son intervention, touche particulièrement les îles non capitalines, sans toutefois s’y limiter, puisque dans certains cas des transferts se produisent aussi d’une île capitale vers une autre ou vers l’Espagne continentale. Un exemple en est l’unité de gestion clinique de chirurgie plastique et des grands brûlés de l’hôpital universitaire Virgen del Rocío, à Séville, centre de référence pour toutes les îles. S’il est vrai que les coûts d’hébergement, de subsistance et de déplacement sont couverts, il est tout aussi vrai que, dans les cas où il n’est pas possible de sauver le patient et où celui-ci décède, sa famille doit se charger du corps dans le centre hospitalier où il se trouve.

L’exemple d’un patient de La Palma

À titre d’exemple, il a indiqué que si un patient venant de La Palma décédait à l’hôpital universitaire Virgen del Rocío, sa famille devrait financer le transfert du corps depuis cet établissement jusqu’à La Palma, ce qui représente une dépense considérable. « Il n’est ni logique ni éthique que ce coût doive être assumé par les familles, étant donné que le déplacement ne s’est pas produit par la volonté du patient, mais en conséquence du manque de disponibilité du service requis sur son île d’origine », a-t-il ajouté. Par conséquent, a-t-il précisé, il conviendrait de prévoir de manière équivalente dans la réglementation nationale un portefeuille de services afin qu’en cas de décès pendant la prise en charge, ce soit le service de santé qui assume le coût ou se charge du transfert du corps vers la localité ou la communauté d’origine.

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