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Tenerife : Coalición Canaria réclame une loi de résidence et défend l’ecotaxe

Une convention pour préparer l’avenir de Tenerife

Coalición Canaria (CC) à Tenerife a tenu ce samedi à La Laguna une convention insulaire intitulée « Une île qui pense à sa population et se prépare pour l’avenir ». Parmi les nombreux sujets abordés, le parti a mis en avant la nécessité urgente d’une loi sur la résidence.

Logement et défi démographique : des priorités absolues

Dans un communiqué, le parti a détaillé les autres thèmes prioritaires pour le présent et l’avenir de l’île, tels que le logement, le défi démographique, l’identité, la mobilité et les politiques sociales. Le secrétaire général de CC et président des Canaries, Fernando Clavijo, présent à l’événement, a souligné que l’objectif des nationalistes est de « créer des conditions durables permettant de fixer la population, d’offrir des opportunités réelles à la jeunesse et d’éviter que la spéculation ne fixe le prix du logement, empêchant ainsi les familles canariennes d’accéder à un foyer ».

L’intégration de ces revendications à l’agenda de l’État espagnol et de l’Europe représente, selon lui, « une avancée décisive vers un nouveau modèle de développement plus équilibré, juste et cohérent, dans lequel la singularité des Canaries se traduise par des politiques concrètes qui améliorent la qualité de vie de sa population ».

Vers un contrôle local du territoire et du marché immobilier

Pour y parvenir, CC entend modifier la Loi sur les Bases du Régime Local pour permettre aux municipalités (ayuntamientos) « d’agir sur leur territoire et d’établir les mesures de contrôle ou de limitation qu’elles jugent opportunes ». « On ne peut pas légiférer de manière homogène parce que la réalité de chacune des îles n’est pas la même, ni même celle des municipalités qui partagent un même territoire », a expliqué Clavijo.

Il a également rappelé le débat ouvert par le gouvernement des Canaries en Europe sur la possibilité de limiter l’achat de logements par des personnes non résidentes. « Au début, beaucoup ont qualifié cette proposition de simple idée en l’air, mais, à ce jour, tous s’accordent à dire que c’est l’une des voies que nous devons engager pour garantir que les résidents canariens aient un foyer digne où vivre », a-t-il souligné.

Gouverner avec courage pour protéger Tenerife

De son côté, la secrétaire à l’Organisation de CC de Tenerife et présidente du Conseil insulaire (Cabildo), Rosa Dávila, a défendu avec fermeté « la nécessité de gouverner avec courage pour protéger le territoire et garantir l’avenir de l’Île », soulignant que « Tenerife et le Teide sont pour les Tinerfeños ».

Dans ce sens, elle a mis en avant « l’implantation de l’ecotaxe comme un premier pas décisif vers un nouveau modèle de gestion de l’espace naturel », assurant que « Tenerife est prête à aller plus loin dans cette démarche, à aller plus loin en ordonnant, en prenant soin et en protégeant ce qui est nôtre ».

Il faut rappeler que le Cabildo de Tenerife avait rejeté fin mai de l’année dernière la motion du Groupe Socialiste pour instaurer une ecotaxe touristique sur l’île. Une mesure que Coalición Canaria avait pourtant assuré soutenir publiquement dans les jours précédant la manifestation du 18 mai, organisée contre le tourisme de masse et la saturation des îles.

Financement, infrastructures et secteur primaire

Par ailleurs, Rosa Dávila a aussi lancé un appel à la société pour « qu’elle ne se laisse pas dépouiller par le PSOE » concernant le système de financement des autonomies, qui selon elle prive la Communauté Autonome de 500 millions d’euros. « Nous avons besoin d’une loi sur la résidence, nous avons besoin d’un financement juste, nous avons besoin des infrastructures et des conventions nécessaires pour poursuivre les investissements dans les routes, les aéroports et l’eau, nous devons continuer à défendre notre secteur primaire », a-t-elle revendiqué.

Des conclusions à mettre en œuvre d’ici 2027

Le secrétaire général de Coalición Canaria de Tenerife, Francisco Linares, a affirmé qu’il ne s’agissait pas « d’une convention pour se voir entre nous », mais bien « pour tirer des conclusions et les mettre en œuvre d’ici 2027 ». « Nous faisons de la politique en permanence en contact avec les citoyens, depuis le parti et depuis les institutions, nous prenons des mesures pour chercher des solutions à moyen et long terme, et nous le faisons d’un point de vue réaliste », a-t-il affirmé.

La députée de CC au Congrès espagnol, Cristina Valido, a quant à elle indiqué que lors de cette convention, le parti faisait « ce qu’il sait faire de mieux : écouter notre population, revoir nos engagements, nos problèmes et nos besoins, pour les traduire en un travail concret au sein de toutes les administrations où nous sommes présents ».

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