Une lourde peine requise pour des agressions à Corralejo
Le ministère public a requis une peine de 12 ans de prison contre un homme poursuivi pour un délit continu d’agression sexuelle sur une mineure de 16 ans, ainsi que 10 ans de liberté surveillée. Les faits se sont produits dans la localité touristique de Corralejo, sur l’île de Fuerteventura, et seront jugés par la Deuxième Section de l’Audience Provinciale de Las Palmas.
Une relation sentimentale à l’origine des faits
Dans cette procédure instruite par le Tribunal de Première Instance et d’Instruction numéro 1 de Puerto del Rosario, le procureur estime dans ses conclusions provisoires que l’accusé, identifié comme A.F.P., majeur et sans casier judiciaire, a entretenu une relation sentimentale avec la mineure C.T.M. pendant plusieurs mois en 2023. Selon l’accusation, entre le 18 et le 25 mai 2023, alors qu’ils se trouvaient au domicile de l’accusé à Corralejo, ce dernier, mû par le désir de satisfaire ses pulsions sexuelles et sans le consentement de la jeune fille, l’a pénétrée à plusieurs reprises, tant vaginalement que par voie buccale.
Des conséquences psychologiques graves pour la victime
La jeune fille a souffert, à la suite de ces événements, de divers troubles tels que de l’anxiété et une dépression. Pour le procureur, les faits décrits constituent un délit continu d’agression sexuelle avec pénétration sur une personne de moins de 16 ans, prévu et puni par plusieurs articles du Code pénal espagnol.
Une série de mesures restrictives demandées
Le parquet soutient par ailleurs qu’aucune circonstance modifiant la responsabilité pénale n’est présente. Il demande donc que soit imposée à l’accusé la peine de 12 ans de prison, une interdiction absolue des droits civiques pendant la durée de la peine privative de liberté, et 10 ans de liberté surveillée à purger consécutivement à l’emprisonnement. S’y ajoutent l’interdiction de communiquer avec la jeune victime par tout moyen de communication, informatique ou télématique, ainsi que de s’approcher à moins de 500 mètres de son domicile, de son école ou de tout autre lieu qu’elle fréquente, et ce pendant 25 ans.
Le procureur propose également une peine d’interdiction spéciale d’exercer toute profession, métier ou activité, rémunérée ou non, impliquant un contact régulier et direct avec des personnes mineures, et ce pour une durée de 20 ans.
Une indemnisation pour préjudice moral
Les conclusions provisoires du parquet mentionnent aussi que l’homme accusé de ce délit continu d’agression sexuelle avec pénétration sur une mineure devra indemniser la victime à hauteur de 10 000 euros au titre de la responsabilité civile, pour les nombreux préjudices moraux causés.


