Un préavis de grève déposé pour janvier
La Fédération des Services aux Citoyens des Commissions Ouvrières des Canaries (FSC-CCOO) a déposé un préavis de grève de trois jours dans plusieurs entreprises liées au groupe ALSA dans l’archipel. Cette action, annoncée hier, fait suite à la dégradation des conditions de travail, à l’absence d’avancées dans les accords d’amélioration et à l’adoption de décisions unilatérales par la direction.
Les dates des perturbations annoncées
Les journées de grève sont programmées pour le jeudi 8 janvier 2026, de 11h00 à 17h00, le samedi 10 janvier sur l’ensemble de la journée, et le mardi 13 janvier, à nouveau de 11h00 à 17h00. La convocation concerne les sociétés du groupe Artazo Servicios Integrales S.L., Hermano Díaz Melián S.L., Microbuses Cándido S.L., NEX Continental Holdings, S.L.U., Canary Logistic Solution S.L. et Transportes Turísticos Islas Canarias.
Des conditions de travail dénoncées comme intenables
Le syndicat dénonce une organisation du travail générant surcharge, stress, absence de conciliation entre vie professionnelle et personnelle, et risques pour la santé. Malgré des avertissements répétés, aucune mesure corrective n’aurait été appliquée par les entreprises. « Le personnel est soumis à une pression constante, avec des rythmes de travail et des tours qui compliquent la conciliation et affectent la santé, tandis que l’entreprise regarde ailleurs », affirme la FSC-CCOO Canarias.
Inégalités salariales et blocage des négociations
CCOO assure avoir détecté des différences de rémunération injustifiées entre des employés effectuant des fonctions équivalentes, ce qui violerait le principe d’égalité salariale. À cela s’ajoute l’absence totale d’avancées dans les accords d’entreprise et les propositions d’amélioration portées par le syndicat, face à une posture jugée immobile de la direction. Le syndicat insiste également sur l’adoption de changements organisationnels et économiques sans consulter les représentants légaux du personnel, enfreignant ainsi les procédures établies pour modifier les conditions de travail.
Des modifications salariales imposées
En particulier, la FSC-CCOO dénonce l’introduction ou la proposition de modifications substantielles dans la structure salariale et dans certaines primes, sans consensus et avec des impacts directs sur la stabilité économique des salariés. « Nous n’accepterons pas des coupes déguisées ni des changements dans les salaires et les primes décidés dans le dos des gens qui assurent le service au quotidien », avertit l’organisation syndicale.
Un impact sur la qualité du service public
La Fédération souligne que cette grève est la réponse à des mois de tentatives de dialogue infructueuses : « La direction ne peut plus continuer à agir unilatéralement ni à ignorer les propositions raisonnables que nous avons présentées pour améliorer les conditions de travail et la qualité du service », affirme-t-elle. Le syndicat rappelle que ces conditions se répercutent sur le service rendu aux usagers : « Il n’est pas possible de garantir un transport sûr et efficace tant que persistent des conditions de travail précaires et des décisions entrepreneuriales qui ne visent que le bénéfice à court terme. »
La porte du dialogue reste ouverte
Malgré tout, la FSC-CCOO affirme sa disposition à reprendre le dialogue à tout moment, dans le but de trouver des solutions réelles et durables pour améliorer les conditions de travail et garantir la qualité du service public de transport. « Notre volonté est claire : nous sommes ouverts à la négociation pour résoudre ce conflit. La balle est maintenant dans le camp de la direction », conclut la Fédération.


