Une vaste opération contre les locations illégales
Le ministère espagnol du Logement et de l’Agenda Urbain a notifié aux plateformes de location en ligne l’existence de 86 275 logements touristiques et saisonniers illégaux sur le territoire national. Parmi eux, 13 726 se situent dans les îles Canaries, ce qui représente près d’un sixième du total national. Les autorités ont demandé le retrait immédiat des annonces concernées.
Des logements sans numéro de registre obligatoire
Selon le ministère dirigé par Isabel Rodríguez, il s’agit de logements qui ont sollicité un numéro d’enregistrement pour la location de courte durée, mais qui ne l’ont pas obtenu car ils ne remplissent pas les conditions légales requises. Une fois notifiées par le ministère, les différentes plateformes opérant dans ce secteur doivent procéder au retrait obligatoire des annonces de ces biens immobiliers. Un même logement peut être commercialisé simultanément sur plusieurs plateformes, a souligné le ministère dans un communiqué.
Les Canaries, troisième région la plus touchée
Par communautés autonomes, l’Andalousie arrive en tête avec le plus grand nombre de demandes d’enregistrement obligatoire révoquées (21 872). Elle est suivie par la Communauté valencienne (14 387), les îles Canaries (13 726), la Catalogne (13 350) et Madrid (5 893).
Les municipalités canariennes dans le viseur
Au niveau municipal, c’est Madrid qui compte le plus de demandes révoquées pour l’usage de logements à des fins touristiques, avec un total de 5 344. Barcelone arrive en deuxième position avec 5 005 refus. Viennent ensuite Marbella (2 993), Séville (2 659), Valence (1 874), Malaga (1 845), Torrevieja (1 240), San Bartolomé de Tirajana à Gran Canaria (1 056), Adeje à Tenerife (1 019) et Arona, également à Tenerife (942). Le ministère souligne le cas de la province de Malaga, qui compte jusqu’à sept municipalités parmi les 20 ayant le plus de demandes rejetées.
Une majorité de locations touristiques
Sur les 412 253 demandes d’enregistrement examinées, 320 620 (78 %) concernent la location touristique, tandis que les 91 608 demandes restantes (22 %) sont pour la location saisonnière. Le ministère relève une “anomalie” dans la Communauté de Madrid, où 83 % des demandes (21 978) correspondent à des logements de saison.
Un système de contrôle renforcé
Depuis le mois de juillet dernier, un code est obligatoire pour pouvoir commercialiser des locations de courte durée sur les plateformes. Ce code, délivré par les registres de la propriété, est partagé avec les plateformes via la “Ventanilla Única Digital” (Guichet Unique Numérique) du ministère du Logement et de l’Agenda Urbain. Ce mécanisme permet d’identifier et de retirer plus efficacement les offres non conformes à la réglementation.


