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Pascua Florida de Guía de Isora : Quand l’art floral rencontre la Semaine sainte

La Pascua Florida de Guía de Isora : un événement d’envergure internationale

Une fleuriste originaire de République tchèque a contacté ces derniers jours Carlos Curbelo dans le but de participer à la prochaine édition de la Pascua Florida de Guía de Isora. Ce détail montre avec clarté le dynamisme et la renommée grandissante de cette initiative. Et ce, malgré une histoire qui compte moins de deux décennies, ce que l’on pourrait considérer comme une trajectoire encore jeune.

Un projet unique mêlant sacré et art contemporain

La Pascua Florida est, pour résumer, un mélange entre religiosité et art contemporain, où la dimension florale joue le premier rôle. « Il s’agit de visiter un projet d’art floral et d’art contemporain qui, par ses caractéristiques, est unique en Espagne, puisqu’il possède une thématique claire autour de la passion, de la mort et de la résurrection », détaille Carlos Curbelo, directeur artistique de l’événement. Pour cette édition, qui se prolonge jusqu’à ce dimanche, le public peut découvrir 24 pièces réalisées par des artistes de différentes origines.

Une ambiance particulière en ce samedi matin

En ce samedi en milieu de matinée, la place de Nuestra Señora de La Luz affichait un va-et-vient constant d’habitants et de visiteurs autour des compositions élaborées. Le tableau était saisissant. L’église, grande ouverte, et les chars sur lesquels avaient défilé les processions de la Semaine sainte, déjà démontés et garés à l’extérieur, venaient parfaire la scène. Carlos Curbelo se préparait vers 11h00 pour commencer une visite guidée des œuvres.

Fleurs, matières et émotions

Si les fleurs sont les principales protagonistes, on trouve également des pièces réalisées avec du bois, des tissus et d’autres éléments. « Ça a dû prendre du temps à faire… », s’exclamait avec surprise un spectateur à son accompagnateur dans la rue La Vera, en observant le travail réalisé sur la façade d’un bâtiment. Les artistes ont même confectionné un tapis de fleurs à la manière de ceux du Corpus Christi. Religion et avant-garde sont le dénominateur commun des différentes propositions présentées.

Des visiteurs conquis, de Tenerife et d’ailleurs

« J’adore ; c’est la deuxième fois que je viens », exprime Francisco García, qui s’est déplacé jusqu’à Guía de Isora depuis la commune de Puerto de la Cruz. « C’est loin, mais nous faisons une balade en famille et nous en profitons », déclare-t-il. Âgé de 56 ans, il se dit amateur de traditions. « Ce n’est peut-être pas une tradition à proprement parler, ou du moins elle est en train de le devenir, car cela ne dure pas depuis tant d’années ; mais c’est beau et cela fait partie de la Semaine sainte », estime-t-il.

Un autre aspect marquant est que les interventions des fleuristes et des plasticiens sont complétées par des performances de théâtre, de musique et de danse. Selon le directeur artistique, les auteurs comptent des professionnels reconnus. Lui-même est fleuriste et est responsable de pas moins de onze œuvres. Tous se retrouvent le Dimanche des Rameaux et travaillent jusqu’au Jeudi Saint à l’élaboration des pièces, après des mois de préparatifs en amont par l’organisation.

Des artistes venus de toute l’Espagne

Parmi les noms qui apportent une touche nationale et internationale à cette proposition, on trouve Juan Chamorro, d’Oviedo ; Álex Segura, de Barcelone ; Ignacio Guillén, de Pampelune ; le Barcelonais Jordi Abelló, ou encore l’artiste multidisciplinaire d’origine vénézuélienne Nela Ochoa. « Nous essayons de provoquer une émotion chez le spectateur, de l’inviter à réfléchir et à faire une pause dans le temps », explique Carlos Curbelo.

Mission accomplie, du moins auprès de Carmen Díaz, qui parcourait les compositions ce samedi matin. « J’aime, cela me touche », affirme cette habitante de Candelaria lorsqu’on lui demande ce que cela lui transmet. Elle est venue à Guía de Isora accompagnée de sa fille et de sa petite-fille après que des collègues de travail lui eurent parlé de l’événement. « Je suis venue pour la première fois avant la pandémie et j’ai continué à venir », précise-t-elle. « C’est un beau mélange, les gens viennent, cela dynamise… », considère-t-elle.

Autre témoignage, celui de Juan Carlos Torres, venu ce samedi dans la commune de Guía de Isora pour des obligations familiales et qui a profité de l’occasion pour « profiter de ces œuvres ». Il précise ne pas être un habitué de la Pascua Florida, mais que ce n’est pas non plus sa première visite. « Je suis venu pour la première fois il y a une éternité et depuis, je suis venu en fonction des occasions : si ma femme a voulu venir, en fonction d’autres occupations… », raconte-t-il. « Mais oui, bien sûr, je trouve que ce sont des représentations très belles », a-t-il souligné.

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