guia de isora transparence playa san juan

Guía de Isora sommée de s’expliquer sur ses projets de luxe

Synthèse réalisée avec l’aide d’une intelligence artificielle à partir d’informations en espagnol. Source sous l’article.

Le Commissaire à la transparence des Canaries a sommé la mairie de Guía de Isora, à Tenerife, de rendre des comptes sur les urbanisations touristiques de luxe projetées dans la zone de Playa San Juan. L’organisme a donné raison à l’Association ténérifienne des amis de la nature (ATAN), qui avait demandé le dossier le 25 février et n’avait reçu aucune réponse à ce jour.

Quinze jours pour livrer les documents

Dans une résolution émise le 25 septembre, le Commissaire accorde 15 jours à la mairie pour remettre la documentation ou, à défaut, pour « informer de son inexistence ». ATAN réclamait à Guía de Isora la copie des licences accordées sur les parcelles du plan partiel de Costa San Juan ainsi que le dossier complet associé, les informations sur les inspections techniques réalisées depuis le début des travaux et sur les rapports techniques de cette entité, et enfin les rapports ou autorisations environnementales dont dispose le projet ou les travaux en cours d’exécution.

Un silence administratif qui se prolonge

Faute de réponse, l’association écologiste s’est tournée le 10 juillet vers le Commissaire à la transparence. Vingt jours plus tard, celui-ci a enjoint la mairie d’envoyer une copie complète et ordonnée du dossier dans un délai de deux semaines, sans plus de succès. C’est pourquoi le Commissaire a fait droit à la réclamation d’ATAN et a de nouveau sommé la mairie de remettre la documentation dans un délai de 15 jours ouvrés. Il a également demandé à la municipalité de transmettre à l’instance une copie des informations envoyées à ATAN, afin de vérifier l’exécution de la résolution.

La résolution, consultée par la presse, rappelle en outre à la mairie que manquer à cette obligation et ne pas répondre aux injonctions du Commissaire constituent des infractions graves ou très graves prévues à l’article 68 de la loi sur la transparence et l’accès à l’information publique (LTAIP).

ATAN dénonce une « stratégie récurrente »

L’association écologiste dénonce l’opacité de la mairie de Guía de Isora et affirme qu’il ne s’agit pas d’un cas isolé. « Le silence administratif est devenu une stratégie récurrente dans les communes canariennes lorsqu’on leur demande des informations d’urbanisme », soutient-elle. « On laisse passer le temps, on oblige les citoyens à réclamer et on retarde l’accès à l’information pendant que les travaux avancent. Quand la documentation arrive, si elle arrive, elle ne permet souvent plus d’éviter le dommage », ajoute-t-elle dans un communiqué.

Dans cette logique, ATAN avertit que lorsqu’une administration dissimule un dossier, elle empêche la société de contrôler la gestion du territoire, « qui appartient à tous ». « Refuser ce droit démontre l’attitude mafieuse des institutions canariennes », critique l’association.

Plus d’un kilomètre de côte menacé

Concernant les travaux de Playa San Juan, ATAN indique qu’ils sont portés par le groupe Los Menceyes, de l’influente famille belge Weytjens, et qu’ils prévoient d’occuper plus d’un kilomètre de côte avec plusieurs hôtels, des villas de luxe et un centre commercial. La famille Weytjens a également sur la table un projet d’urbanisation de la montagne de Guaza, classée monument naturel.

Le précédent du « cas Arona »

ATAN rappelle dans son communiqué que la famille Weytjens a également été « épinglée dans l’arrêt de l’affaire Arona ». « L’arrêt retient comme fait établi que Los Menceyes Tenerife Sur S.L. a obtenu en 2005 un permis pour un immeuble à Palm-Mar malgré l’avis défavorable des services juridiques municipaux. Le même arrêt décrit comment une autre société représentée par Stanley Weytjens, Palm Mar Sur Invest SL, a obtenu en 2003 un permis pour 30 logements en une seule journée », détaillent-ils.

Source

Défiler vers le haut
Share via
Copy link