Synthèse réalisée avec l’aide d’une intelligence artificielle à partir d’informations en espagnol. Source sous l’article.
Le logement, premier facteur de vulnérabilité aux Canaries
La présidente de la Fédération canarienne des municipalités (Fecam), María Concepción Brito, a dénoncé devant la commission du Parlement des Canaries chargée d’étudier la pauvreté infantile que le logement constitue le principal facteur de vulnérabilité et de chronicisation de la pauvreté dans l’archipel. Elle a réclamé à ce titre des limitations de prix sur des loyers devenus inabordables, qui atteignent jusqu’à 600 euros pour une simple chambre dans des communes qui ne sont même pas des capitales.
Aucune zone tendue reconnue par le gouvernement canarien
Rappelons que le gouvernement canarien n’a approuvé aucune mesure visant à limiter les prix dans les îles et qu’il n’applique pas non plus la loi espagnole sur le logement, qui ouvre pourtant cette possibilité dans les zones dites tendues. De fait, l’exécutif régional n’a encore reconnu aucune zone tendue dans l’archipel. « La construction de logements publics est trop lente et, dans l’intervalle, il est indispensable que le gouvernement des Canaries adopte des mesures comme la déclaration de zones tendues pour limiter les prix et encourager la réhabilitation », a souligné María Concepción Brito.
Location touristique et achats étrangers dans le viseur
Sur la régulation de la location touristique, la présidente de la Fecam a dénoncé que les contrôles reposent sur les municipalités sans qu’aucun financement ne leur soit apporté. Elle a également évoqué la possibilité de limiter l’achat de logements par des étrangers, tout en reconnaissant les difficultés de compétence et les contraintes découlant du cadre européen.
La frustration des communes face au gouvernement régional
María Concepción Brito a fait part de la frustration des municipalités à l’égard du gouvernement des Canaries, qui n’a pas doté financièrement le catalogue des services sociaux. Elle explique avoir proposé de le modifier, mais que cette réforme n’a jamais été menée à bien, et que le Plan concerté avec les communes n’a pas été actualisé depuis 2002. La présidente de la Fecam a par ailleurs exigé une couverture totale du cycle éducatif de 0 à 3 ans sur toutes les îles, les municipalités se voyant contraintes d’assumer des compétences qui ne sont pas les leurs pour maintenir les écoles maternelles. Elle a reproché au département de l’Éducation de ne parler que d’infrastructures et a refusé de faire porter au maintien municipal la responsabilité des problèmes de climatisation, rappelant qu’« on ne peut pas entretenir ce qui n’existe pas ».
Des fonds contre la pauvreté qui arrivent trop tard
L’élue municipale s’est en outre plainte du fait que les crédits de l’État contre la pauvreté, qui représentent entre 7 et 9 millions d’euros pour les communes, arrivent en fin d’année et servent à peine à couvrir les dépenses structurelles et de personnel engagées tout au long de l’exercice, sans permettre de lancer de nouvelles initiatives.
Santé mentale des mineurs : un appel à renforcer les moyens
María Concepción Brito a averti que la pression économique et le stress lié au logement sont associés à une augmentation des troubles de santé mentale diagnostiqués chez les moins de 18 ans. Elle a exigé du Service canarien de la santé qu’il intègre des psychologues dans les centres de santé de secteur, les moyens de soutien mis en place par les communes étant insuffisants. « Il existe une problématique croissante de santé mentale et d’addictions chez les jeunes qui exige des équipes d’éducateurs de rue, et le sans-abrisme retombe sur les ressources insulaires faute de financement municipal », a dénoncé la présidente de la Fecam.
Deux salaires ne suffisent plus à faire vivre une famille
Pour María Concepción Brito, les diagnostics sont déjà établis : deux salaires au sein d’un foyer ne suffisent plus à couvrir l’ensemble des dépenses essentielles d’une famille. Les communes, en particulier celles de moins de 10 000 habitants, manquent de ressources pour maintenir des équipes pluridisciplinaires et doivent se contenter de travailleurs sociaux, sans l’appui de psychologues ni d’éducateurs, tandis que les fonds du Plan concerté sont insuffisants pour étoffer les effectifs, a-t-elle insisté.
Prendre soin aussi des travailleurs sociaux
La présidente de la Fecam a enfin proposé d’agir sur la surcharge émotionnelle des professionnels de l’action sociale, soumis à une usure considérable et à des arrêts de travail pour stress émotionnel en raison de la dureté des cas qu’ils traitent, par la création d’un service spécialisé d’accompagnement psychologique rattaché au département de la Santé.
Les dernières nouvelles des Canaries
Actualités quotidiennes, alertes météo et infos pratiques – directement des îles, en français. Nous vivons ici et savons ce qui se passe, avant que les médias en parlent. Tout est publié sur notre chaîne WhatsApp – sans intermédiaires, sans algorithme.


