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Les propriétaires affectés par la loi touristique demandent un débat au Parlement des Canaries

Synthèse réalisée avec l’aide d’une intelligence artificielle à partir d’informations en espagnol. Source sous l’article.

Les personnes affectées par la loi touristique demandent que la proposition du PSOE visant à apporter une solution aux résidents des zones touristiques — ou à ceux qui ne souhaitent pas céder leurs appartements à l’exploitation touristique — soit débattue au Parlement des Canaries. « Nous demandons que notre logement soit respecté », affirment-elles.

La PALT soutient la proposition de loi

La Plateforme des affectés par la loi touristique (PALT) exprime son soutien à ce que cette proposition de loi soit instruite, débattue et améliorée par l’ensemble du Parlement des Canaries. Elle estime en effet que cette initiative introduit dans le débat une question essentielle pour des milliers de propriétaires : distinguer juridiquement ce qui relève d’un logement ou d’un appartement de ce qui constitue un établissement touristique et une unité d’hébergement.

La plateforme considère que cette initiative peut et doit être enrichie au cours de son examen parlementaire, grâce aux contributions de tous les groupes politiques et à la participation de la société canarienne. Car ce qui est en jeu, assure-t-elle, n’est pas une question anodine : « Nous parlons du modèle touristique, territorial et résidentiel des Canaries. Et une question d’une telle importance mérite un débat parlementaire complet, transparent et démocratique », souligne la PALT.

« Qu’on ne nous retire pas ce que nous avons »

Les personnes affectées insistent par ailleurs sur le fait qu’elles ne réclament pas un logement, mais qu’on ne leur retire pas celui qu’elles possèdent déjà. La PALT dénonce que le problème est apparu lorsqu’une évolution législative et interprétative ultérieure a prétendu attribuer à ces propriétés une nature différente de celle avec laquelle elles ont été acquises. C’est ce que feraient, selon elle, la loi 2/2013 ainsi que celle sur la location de courte durée approuvée en décembre 2025.

Cette dernière disposition prévoit que les immeubles divisés en copropriété seront considérés comme des établissements touristiques, et leurs appartements et bungalows comme des unités d’hébergement à destination touristique. Or, ces propriétés ont été acquises par leurs titulaires sous le régime de la copropriété, conformément à la publicité foncière et aux titres constitutifs en tant que logements, dans un ensemble immobilier où, si le légitime propriétaire le décidait, elles pouvaient être exploitées à des fins touristiques, et ce pendant la période convenue entre les parties, rappelle la PALT.

Une « expropriation déguisée du droit d’usage »

Aujourd’hui, ces mêmes biens pourraient finir par être considérés, des décennies plus tard, comme des unités d’hébergement intégrées à des établissements touristiques dont l’usage exclusif et obligatoire serait, pour toujours, touristique. « C’est l’expropriation déguisée du droit d’usage, sans les garanties constitutionnelles requises », dénoncent les personnes affectées.

La PALT insiste enfin sur le fait qu’elle n’est pas opposée au tourisme, mais qu’une chose est de protéger une activité économique, et une autre, bien différente, consiste à transformer les propriétés des citoyens en instruments nécessaires au développement de cette activité.

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