Une enquête sur des escroqueries par SMS mène à une arrestation
La Garde civile a arrêté dans la localité d’Alicante de Dolores un homme de 32 ans, suspecté d’être l’auteur de trois délits d’escroquerie commis via la technique du “smishing” (hameçonnage par SMS). Ces escroqueries ont touché des victimes dans différentes provinces espagnoles, dont celle de Las Palmas de Gran Canaria. Le préjudice économique total est estimé à plus de 2 000 euros.
L’enquête “Nodo_26” déclenchée par une première plainte
L’enquête, menée dans le cadre de l’opération “Nodo_26”, a débuté en septembre dernier suite à la plainte d’une victime résidant à Oliva de la Frontera (Badajoz). Cette personne avait communiqué ses coordonnées bancaires après avoir reçu un message frauduleux usurpant l’identité d’un établissement bancaire. Avec ces informations, le présumé auteur a créé une carte bancaire virtuelle qu’il a utilisée pour retirer 1 200 euros en espèces à un distributeur automatique de Guardamar del Segura.
Traces numériques et images de vidéosurveillance
À partir de ce premier élément, les agents ont lancé une investigation incluant l’analyse de traces numériques et la consultation d’images de caméras de vidéosurveillance. Ces démarches ont permis d’identifier le suspect et de le relier à au moins deux autres escroqueries commises selon le même procédé. Les victimes de ces autres faits résidaient à Las Palmas de Gran Canaria et à San Javier (Murcie).
Arrestation et mise en liberté sous conditions
Le 23 mars dernier, après une opération de surveillance, l’homme a été localisé à Dolores et placé en état d’arrestation. Il a ensuite été présenté devant le tribunal d’Orihuela, où le juge a ordonné sa mise en liberté provisoire, avec des charges retenues contre lui, en attendant son procès. L’enquête reste ouverte et les autorités n’excluent pas que d’autres victimes de ces agissements puissent être identifiées.
Les recommandations de la Garde civile face au smishing
La Garde civile rappelle l’importance de ne jamais communiquer de données personnelles ou bancaires via des messages dont on n’a pas vérifié l’authenticité. Elle met en garde contre ce type de fraude, où les escrocs se font passer pour des banques ou d’autres institutions afin de tromper les utilisateurs et de subtiliser leurs informations sensibles.


