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Canaries : l’explosion des véhicules abandonnés

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Synthèse réalisée avec l’aide d’une intelligence artificielle à partir d’informations en espagnol. Source sous l’article.

Un phénomène qui n’a plus rien d’isolé

Les véhicules abandonnés dans les rues, les terrains vagues et les espaces naturels des Canaries ne relèvent plus de cas isolés. L’Association canarienne des centres agréés de traitement des véhicules (ACAVI) avertit qu’ils sont devenus un problème récurrent dans tout l’archipel et que, dans certaines communes, les dossiers se comptent par centaines. Seule une petite partie des voitures finit toutefois par être enlevée. Un exemple suffit à l’illustrer : sur les 304 dossiers ouverts au premier semestre 2026 à Santa Cruz de Tenerife, à peine 13 automobiles ont été retirées, selon un communiqué d’ACAVI.

Des communes particulièrement concernées

Santa Cruz de Tenerife, Arona, Candelaria, Las Palmas de Gran Canaria, San Bartolomé de Tirajana, Valsequillo et Santa Brígida figurent parmi les communes où ont été signalés des dossiers qui s’éternisent, des difficultés d’enlèvement et des plaintes de riverains, indique ACAVI. Les cas partagent un même schéma : des véhicules qui restent pendant des mois à occuper des places de stationnement et à se dégrader sous les yeux des habitants.

Concilier droits des propriétaires et délais légaux

L’association reconnaît que les procédures doivent garantir les droits des propriétaires et respecter les délais légaux, mais elle juge nécessaire d’identifier ce qui allonge les interventions et d’éviter les retards inutiles. Une voiture abandonnée peut en effet libérer des huiles, des carburants, du liquide de frein, des réfrigérants, ainsi que de l’acide et du plomb issus des batteries. Sur un territoire insulaire, où le foncier disponible est rare et les écosystèmes fragiles, prévenir ces situations revêt une importance particulière, alerte ACAVI.

Une prise en charge encadrée par la loi

Lorsqu’un véhicule abandonné acquiert le statut de déchet, la réglementation oblige à le remettre à une installation agréée, et il appartient aux administrations compétentes d’ordonner son enlèvement et son transfert. Les centres agréés de traitement (CAT) se chargent de le dépolluer, de récupérer les pièces réutilisables, de gérer les matériaux destinés au recyclage et d’effectuer la radiation définitive du véhicule.

« Des procédures agiles et des canaux clairs »

« Derrière chaque voiture abandonnée peut se cacher un problème environnemental qu’il nous faut prévenir. Les CAT sont prêts à recevoir et à traiter les véhicules en fin de vie ; ce dont nous avons besoin, ce sont des procédures agiles et des canaux clairs permettant leur remise dans les règles », déclare Francisco Rodríguez, président d’ACAVI.

Vers une réponse commune à l’échelle de l’archipel

ACAVI propose de mettre en place des mécanismes de coordination entre les mairies, les cabildos (les conseils insulaires) et le gouvernement des Canaries afin d’accélérer les enlèvements et de conclure des accords stables garantissant la remise des véhicules aux CAT. L’association demande également des campagnes d’information pour que les propriétaires connaissent les voies légales de remise lorsqu’ils cessent d’utiliser leur voiture, et met à disposition des administrations le savoir-faire technique de ses centres.

« Ce n’est pas le problème d’un quartier ni d’une commune en particulier. C’est un problème qui touche tout l’archipel et qui exige une réponse commune. Depuis ACAVI, nous voulons collaborer avec les administrations pour trouver des solutions efficaces, dans le respect des procédures légales et en garantissant la protection de notre territoire », conclut Rodríguez.

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