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Frelon asiatique aux Canaries : premier nid découvert à Las Palmas

Une première historique pour l’archipel

Le gouvernement des Canaries a annoncé la détection du frelon asiatique (Vespa velutina ssp. nigrithorax) pour la première fois dans l’archipel. Pour l’instant, un seul nid a été découvert, comptant 93 spécimens, en pleine zone urbaine de Las Palmas de Gran Canaria. Dans un communiqué, l’exécutif précise qu’après avoir reçu l’alerte, une équipe de pompiers de la capitale a retiré les spécimens dès la nuit même et a immédiatement informé le Réseau d’alerte précoce des espèces exotiques envahissantes du gouvernement des Canaries (RedEXOS), rattaché au ministère de la Transition écologique et de l’Énergie.

Après avoir sacrifié les spécimens capturés par congélation, collecté les échantillons par les équipes d’intervention du réseau et procédé à leur analyse morphologique par des experts, l’identification de l’espèce a été définitivement confirmée.

Une espèce invasive présente en Espagne depuis 2010

Le frelon asiatique est une espèce invasive présente en Espagne depuis 2010, et particulièrement répandue dans le nord de la péninsule Ibérique. Face à cette nouvelle menace, le gouvernement canarien a sollicité la collaboration de la population pour localiser d’autres spécimens. Il recommande de s’abstenir de tenter de les tuer ou d’interagir avec eux, soulignant que ces insectes n’attaquent pas s’ils ne perçoivent pas leurs nids comme menacés.

Comment signaler un spécimen ?

Les autorités demandent aux citoyens de signaler toute observation au 1-1-2, ou d’envoyer des photos ou vidéos de frelons et de nids sur le WhatsApp du Réseau de détection précoce des espèces exotiques (RedEXOS), au 646 60 14 57.

Un insecte facilement reconnaissable

Selon le gouvernement canarien, l’espèce est facilement identifiable par sa grande taille (jusqu’à 3 cm de long, soit le double de la Vespula germanica, l’espèce de guêpe la plus commune aux Canaries), ainsi que par son motif de couleur : un corps sombre, des pattes jaunes et une bande jaune-orangé traversant la partie inférieure de l’abdomen. C’est précisément son envergure qui explique que son dard soit également plus grand et sa piqûre plus douloureuse, lui permettant d’inoculer une plus grande quantité de venin. Cependant, sa toxicité est similaire à celle des autres espèces ; le plus grand risque concerne donc les personnes déjà diagnostiquées comme allergiques aux piqûres d’abeilles ou de guêpes en général.

Des pièges installés autour du nid

RedEXOS, le Cabildo (conseil insulaire) de Gran Canaria et la mairie de Las Palmas ont installé des pièges attractifs dans les parcs urbains proches du nid détecté, dans le but initial de délimiter et d’évaluer la population, ainsi qu’autour du port. Ce processus permettra de déterminer l’étendue et le stade d’évolution de la population, ce qui aidera à mieux orienter les travaux de contrôle, qui devraient débuter avant l’arrivée de l’automne.

Ne pas intervenir soi-même, faire appel aux professionnels

L’exécutif prévient que les équipements de protection individuelle (EPI) habituellement utilisés en apiculture ne protègent pas correctement contre le frelon asiatique. Par conséquent, le retrait des nids potentiels doit être réservé uniquement à du personnel spécialisé. De plus, ce retrait doit s’effectuer de nuit, lorsque l’activité de la colonie diminue.

Un printemps favorable à la détection précoce

Les experts consultés par le gouvernement canarien jugent positif que ce premier foyer ait été détecté au printemps, une période de l’année où les colonies commencent tout juste à croître et où il est peu probable que l’espèce soit en mesure de se reproduire. Cependant, l’incertitude persiste quant à l’impact des conditions climatiques particulières des Canaries, auxquelles l’espèce n’a jamais été confrontée jusqu’à présent, sur son cycle annuel.

Les zones à surveiller de près

Par ailleurs, sa détection est plus probable à proximité de fontaines, de réservoirs d’eau ou de piscines, où ces insectes doivent se rendre pour s’hydrater régulièrement, et ce d’autant plus fréquemment à mesure que l’été approche. Étant une espèce carnivore dont les proies principales sont les abeilles communes et les pollinisateurs sauvages, il est également possible qu’ils rôdent autour des installations de ruches, où ils peuvent venir chasser.

Donner l’alerte plutôt qu’éliminer

Enfin, selon les spécialistes, donner l’alerte plutôt que de tenter d’éliminer ces insectes est la conduite la plus adaptée durant cette phase initiale de diagnostic.

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