Une alerte en pleine matinée
Ce lundi, près d’une centaine de personnes ont dû quitter leur poste de travail en urgence après l’évacuation du bâtiment des usages multiples III, situé sur l’avenue de Buenos Aires à Tenerife. Cet immeuble abrite plusieurs départements régionaux, notamment ceux de l’Éducation, de l’Agriculture et du Patrimoine. L’alerte a été donnée en milieu de matinée en raison de la présence d’insectes. Dans un premier temps, les autorités ont suspecté une invasion de punaises de lit.
Des insectes des champs plutôt que des punaises
Les techniciens en lutte antiparasitaire ont toutefois rapidement écarté cette hypothèse. Selon eux, il s’agirait plutôt d’« insectes des champs » — une vaste catégorie d’arthropodes que l’on trouve dans les zones agricoles, rurales ou les espaces de végétation sauvage. Ces insectes pourraient provenir d’un terrain vague situé à proximité immédiate du bâtiment.
Le deuxième étage, épicentre de l’infestation
Le deuxième étage, qui concentre la plupart des services de l’Éducation ainsi que le bureau du directeur territorial, a été le plus touché. C’est également le premier à avoir été évacué, afin de permettre une fumigation en bonne et due forme. Dès le déclenchement du protocole, les employés ont suivi les consignes et poursuivi leur journée de travail en télétravail, pendant que les locaux étaient inspectés.
Un effet de panique générale
Mais la psychose collective a également gagné les employés des autres étages, qui ont eux aussi quitté leur poste. Cette situation a entraîné des problèmes de gestion et une interruption de l’activité quotidienne du bâtiment. Une grande partie des usagers venus effectuer des démarches ce lundi matin ont dû reporter leur visite, faute de personnel disponible.
Si les employés du premier étage ont choisi de rester, plusieurs d’entre eux ont signalé n’avoir pas pu travailler depuis leur bureau, installé directement contre les murs. Par précaution, et face à l’incertitude, ils ont préféré limiter les risques, notamment vis-à-vis des citoyens qui entraient dans les locaux. Ils déplorent également que le bâtiment n’ait pas été fumigé depuis longtemps : « Avant, c’était régulier. On nous prévenait, on partait plus tôt et il fallait aérer le lendemain matin. Mais on ne se souvient même pas de la dernière fois », confient-ils. L’article sera mis à jour en fonction des évolutions de la situation.
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