Synthèse réalisée avec l’aide d’une intelligence artificielle à partir d’informations en espagnol. Source sous l’article.
Le prochain jeudi 1er octobre, une série de modifications du Règlement général de la circulation entrera en vigueur. Elles concerneront tout particulièrement les utilisateurs de trottinettes électriques, de motos et de vélos, ainsi que les automobilistes qui les dépassent. La réforme introduit aux Canaries de nouvelles obligations de sécurité et modifie certaines règles de circulation et de dépassement, avec un objectif clair : renforcer la protection des usagers dits vulnérables de la route.
Un tournant réglementaire attendu depuis vingt ans
Cette modification constitue l’un des principaux changements de la norme nationale de circulation des vingt dernières années. Elle place la sécurité des piétons, des cyclistes, des motards et des utilisateurs de véhicules de mobilité personnelle (VMP) au cœur des préoccupations. Parmi les groupes particulièrement visés par cette protection figurent les mineurs, les personnes âgées, les personnes en situation de handicap et celles à mobilité réduite.
Trottinettes électriques : un encadrement inédit
La nouveauté la plus marquante, devenue une véritable revendication pour une grande partie de la population, est sans doute la régulation de l’usage des trottinettes électriques. Les mineurs de moins de 15 ans n’auront plus le droit de circuler avec ce type de véhicule de mobilité personnelle. En cas d’infraction, leurs parents ou tuteurs s’exposent à une amende de 100 euros, conformément à l’article 82.b de la Loi sur la circulation. Les utilisateurs de trottinettes électriques âgés de plus de 15 ans devront quant à eux porter un casque homologué.
Autre mesure phare : les VMP comme les vélos n’auront plus le droit de circuler sur les trottoirs, une disposition destinée à réduire les risques pour les piétons. La nouvelle norme prévoit également des obligations spécifiques en cas de visibilité réduite. Dans ces situations, les usagers devront utiliser un élément réfléchissant afin d’améliorer leur visibilité face aux autres véhicules. À ces mesures s’ajoutera, un an après l’entrée en vigueur de la réforme, l’obligation de rouler avec les feux allumés toute la journée.
Pourquoi ces règles sont cruciales aux Canaries
Ces nouvelles règles revêtent une importance toute particulière dans l’archipel, où la présence de trottinettes électriques ne cesse de croître dans les rues. Selon les estimations de la Direction générale de la circulation (DGT), environ 1 372 trottinettes électriques en location et quelque 180 000 trottinettes privées circulent dans les îles. Dans ce contexte, la réforme vise à instaurer des règles de circulation plus strictes pour les VMP et à améliorer la cohabitation entre ces véhicules, les piétons et les autres usagers de la route.
Cyclistes : casque obligatoire et dépassement encadré
Les cyclistes figurent parmi les autres groupes qui devront s’adapter à des changements importants. La nouvelle réglementation impose le port du casque sur les voies interurbaines, sans les exemptions jusqu’ici prévues. Mais l’un des changements les plus significatifs concerne la manière dont les autres conducteurs devront dépasser un vélo. Sur route, celui qui souhaite dépasser un cycliste devra réduire sa vitesse d’au moins 20 km/h par rapport à la limite autorisée sur la voie et maintenir une distance latérale minimale de 1,5 mètre. En outre, lorsque la chaussée comporte deux voies dans le même sens, le véhicule qui dépasse devra changer complètement de voie. L’objectif est d’éviter que la voiture n’empiète sur l’espace de circulation du cycliste pendant la manœuvre. Ces mêmes conditions s’appliqueront également au dépassement de certains véhicules en panne ou immobilisés.
En ville, la distance de sécurité passe à cinq mètres
Dans les rues urbaines aussi, la relation entre vélos et véhicules à moteur évolue. La distance de sécurité au sein d’une même voie passe à cinq mètres, tandis que les vélos devront circuler de préférence au centre de la voie, plutôt que collés au bord droit. La réforme prévoit toutefois une exception : dans les voies urbaines à une seule voie dont la vitesse maximale est inférieure à 30 km/h, les vélos pourront circuler en sens inverse si la réglementation locale le prévoit.
Des abords d’écoles sécurisés
Les changements visent également à transformer la mobilité autour des établissements scolaires. Les municipalités pourront instaurer des chemins ou des itinéraires scolaires sûrs aux abords des écoles, avec des restrictions à la circulation des voitures et autres véhicules grâce à une signalisation adaptée. Ces mesures pourront être étendues à d’autres espaces où la présence de piétons vulnérables est particulièrement élevée. La norme inclut dans cette catégorie les personnes qui, en raison de leurs caractéristiques physiques ou de leur mode de déplacement, présentent un risque accru de blessures en cas d’accident de la route, ou de blessures plus graves. L’objectif est de créer des environnements urbains où les déplacements à pied, en particulier ceux des plus jeunes, se font dans de meilleures conditions de sécurité.
Feux tricolores : fini le conflit entre orange et vert piéton
La protection des piétons est également renforcée aux carrefours régulés par des feux tricolores. En règle générale, la nouvelle réglementation empêchera que le clignotant orange destiné aux véhicules coïncide avec le feu vert pour les piétons. Ce changement vise à réduire les situations conflictuelles sur les passages piétons et à empêcher que les conducteurs interprètent l’orange comme une autorisation de continuer alors que les piétons ont la priorité.
Ceinture, casque et gilet : les professionnels de la route concernés
Une autre nouveauté entrant en vigueur le 1er octobre touche directement certains professionnels de la route. La réforme supprime les exemptions qui permettaient aux taxis, aux livreurs et aux moniteurs d’auto-école de circuler sans ceinture de sécurité dans certaines circonstances. Les livreurs et les riders auront également de nouvelles obligations liées à leur équipement. Ils devront porter un casque homologué et correctement attaché, ainsi qu’un gilet réfléchissant pendant leur journée de travail, quel que soit le type de voie empruntée.
Des amendes de 200 euros pour les infractions graves
Une bonne partie de ces nouvelles obligations relève du régime des infractions graves. Le non-respect de certaines règles liées aux véhicules de mobilité personnelle, aux cyclistes et aux motards pourra entraîner des amendes de 200 euros. Parmi les comportements sanctionnables figurent le non-respect des conditions de dépassement des cyclistes, l’absence des éléments de protection exigés pour les motards sur les voies interurbaines, ou encore le manquement à certaines obligations concernant les VMP. Le régime de sanctions s’appuie sur la Loi sur la circulation, la circulation des véhicules à moteur et la sécurité routière, qui fixe les bases des sanctions en matière de trafic.
Bus, caravanes et camping-cars : de nouvelles précisions
La réforme introduit aussi des changements pour les bus circulant hors agglomération. Les véhicules transportant des passagers debout ou dépourvus de ceintures de sécurité devront respecter une vitesse maximale de 80 km/h. La nouvelle réglementation précise également à quelles conditions une caravane ou un camping-car peut être considéré comme correctement stationné. Pour cela, le véhicule ne devra déployer ni auvents ni fenêtres, devra rester posé exclusivement sur ses roues et ne pourra effectuer aucun rejet de fluides vers l’extérieur.
Motards : gilet, gants et chaussures fermées obligatoires
Les motards devront intégrer plusieurs changements à leur équipement de sécurité. Parmi eux, l’obligation de disposer d’un gilet réfléchissant à haute visibilité, à utiliser lorsqu’ils quittent la moto et occupent la chaussée ou l’accotement d’une voie interurbaine. Le port de gants sera également obligatoire sur les voies interurbaines, et celui de chaussures fermées sur tout type de voie. L’objectif est d’accroître la protection du conducteur en cas de panne, de chute ou d’arrêt d’urgence.
Embouteillages : place au corridor de secours
La réforme modifie aussi la façon d’agir en cas de rétention ou d’embouteillage sur la route. Lorsque la circulation est à l’arrêt, les véhicules devront se positionner de manière à libérer un espace central destiné au passage des ambulances, des pompiers, de la police et des autres véhicules d’urgence. Sur les routes à deux voies par sens, les véhicules devront se placer aux extrémités des voies afin d’ouvrir ce corridor central. Sur les autoroutes et voies rapides comptant trois voies ou plus, les véhicules circulant sur la voie de gauche devront se déplacer vers l’extrême gauche, tandis que les autres devront le faire vers la droite. Cette même organisation du trafic pourra s’appliquer lorsque la présence de neige complique la circulation ou réduit la visibilité.
Vers une route plus sûre pour tous
Pris dans leur ensemble, ces changements concernent une grande partie des usagers des routes espagnoles et relèvent les exigences de sécurité pour tous ceux qui partagent la voie avec les usagers dits vulnérables. L’entrée en vigueur, le 1er octobre prochain, se traduira par l’ajout de nouvelles obligations pour les conducteurs, les cyclistes, les motards, les livreurs et les utilisateurs de véhicules de mobilité personnelle.
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