Synthèse réalisée avec l’aide d’une intelligence artificielle à partir d’informations en espagnol. Source sous l’article.
Les options « très prometteuses » d’exploiter l’énergie géothermique découverte à 2 300 mètres sous terre à Vilaflor ouvrent la voie à « une nouvelle ère » à Tenerife, qui pourrait « révolutionner le système énergétique de l’île » en réduisant sa dépendance aux combustibles fossiles. Rosa Dávila, présidente du Cabildo de Tenerife, célèbre la découverte d’un système géothermique à potentiel énergétique lors des prospections menées à Trevejos, dans la commune de Vilaflor de Chasna.
Les trois éléments clés réunis sous terre
« Si l’on confirme finalement que l’on peut produire de l’électricité avec cette énergie, Tenerife donnera un tournant à son mix énergétique et passera de sa dépendance aux dérivés du pétrole à une plus grande autonomie grâce à cette source cent pour cent propre, qui réduira de manière drastique les émissions de gaz à effet de serre », a souligné Rosa Dávila, qui estime que cet objectif est « très proche » après les premiers sondages. Le consortium public-privé Energía Geotérmica de Canarias (EGC), formé par le Cabildo — via l’Institut technologique et des énergies renouvelables (ITER) —, Disa et Reykjavik Geothermal, a trouvé de la chaleur, de l’eau à plus de 150 degrés et une perméabilité dans la roche, les trois éléments nécessaires à un système géothermique conventionnel susceptible d’être exploité pour produire de l’énergie. La vapeur générée par cette chaleur souterraine pourrait servir à produire de l’électricité.
Un jalon pour la recherche espagnole
« C’est une découverte extrêmement précieuse, car la géothermie est une énergie renouvelable très stable, qui produit 24 heures sur 24, 365 jours par an », a insisté la présidente. Rosa Dávila souligne en outre que Tenerife a marqué « un jalon » dans la recherche espagnole en atteignant une profondeur de forage de 2 300 mètres et en y trouvant de la géothermie. L’importance de cette découverte explique la visite prévue le mercredi 16 septembre sur le site de prospection de Sara Aagesen, ministre de la Transition écologique. Rosa Dávila profitera de sa présence pour lui demander un tarif national pour la géothermie, qu’elle juge indispensable à une exploitation commerciale de cette source d’énergie.
Des forages jusqu’à 3 000 mètres
La découverte doit encore franchir de nouvelles étapes. « Nous attendons les résultats des forages en cours à plus de 2 300 mètres de profondeur et de ceux qui seront réalisés à un autre point de Vilaflor pour confirmer que l’on peut construire une centrale géothermique et convertir cette ressource en électricité », indique Rosa Dávila. Les prospections, réalisées par l’entreprise britannique Marriott Drilling Group, iront jusqu’à 3 000 mètres, puis seront déplacées de Trevejos vers un autre point de Vilaflor situé quatre kilomètres à l’est. Viendront ensuite les mesures. Les tests analyseront la température du réservoir, la pression, le débit disponible, le comportement de l’eau en profondeur et la capacité à maintenir une production continue.
Ces données permettront de déterminer la puissance thermique, sa possible conversion en électricité et la viabilité technique et économique d’une exploitation commerciale. Les chances de succès, déjà supérieures à 60 %, ont augmenté après les premiers indices satisfaisants.
Un mix énergétique à transformer
L’exploitation de ces réserves hydrothermales pourrait bouleverser le système énergétique de Tenerife. Actuellement, 80 % de l’électricité consommée sur l’île est produite à partir de combustibles fossiles, principalement des dérivés du pétrole, tandis que les énergies renouvelables fournissent environ 20 %. C’est là que réside l’un des principaux atouts de la géothermie : elle ne dépend ni du soleil ni du vent. Une centrale peut produire de l’électricité de manière pilotable tout au long de la journée. « Elle ne viendrait pas concurrencer le photovoltaïque et l’éolien, mais les compléter », explique Rosa Dávila, qui précise qu’elle concurrencerait en revanche directement les sources conventionnelles.
Un atout économique et un exemple islandais
À l’avantage environnemental s’ajoute l’avantage économique. Juanjo Martínez, conseiller insulaire chargé de l’Innovation, de la Recherche et du Développement, souligne que la géothermie réduirait la facture que les Canaries paient pour les dérivés du pétrole et renforcerait la capacité de Tenerife à attirer des entreprises et des centres de données nationaux et internationaux. Le Cabildo détient 50 % d’Energía Geotérmica de Canarias, l’autre moitié se répartissant entre Disa et Reykjavik Geothermal. Juanjo Martínez met en avant l’expérience du partenaire islandais, issu d’un pays devenu une référence mondiale dans l’exploitation de la chaleur du sous-sol. L’Islande n’est pas le plus grand producteur mondial d’énergie géothermique — une position occupée par les États-Unis et l’Indonésie —, mais elle constitue l’un des grands exemples d’intégration de cette ressource dans son modèle énergétique. « L’Islande est passée d’un des pays les plus pauvres d’Europe à l’un des plus avancés, et elle y est parvenue grâce à la géothermie », conclut Juanjo Martínez.
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