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Batallas de aura : la nouvelle tendance virale débarque à Gran Canaria

Synthèse réalisée avec l’aide d’une intelligence artificielle à partir d’informations en espagnol. Source sous l’article.

Le phénomène mondial des « batallas de aura », également connu sous le nom de « farmear aura », a fait son entrée ce dimanche dans l’archipel canarien, plus précisément sur l’île de Gran Canaria. C’est dans le cadre du festival de jeux vidéo et de cultures urbaines Gran Canaria Experience, organisé au centre commercial Alisios de la capitale, que cet événement singulier a pris place.

Un duel de charisme venu du monde du gaming

Mais qu’est-ce qu’une « bataille d’aura » exactement ? Il s’agit d’un affrontement entre participants qui multiplient les actions, poses et gestes délibérés afin d’accumuler du charisme, de la présence et du style face aux autres. L’objectif ? Marquer des points de popularité, comme si l’on évoluait dans un jeu vidéo. Ce concept, qui a rapidement enflammé les réseaux sociaux il y a un peu plus d’une semaine, suscite à parts égales passion et controverse à travers la planète.

Le rendez-vous espagnol des cultures urbaines et du jeu vidéo se tient depuis mercredi dernier au centre commercial Alisios. Les organisateurs ont intégré à leur vaste programme un espace dédié à cette battle, avec un prix à la clé. L’animation était confiée à l’influenceur Zelika, qui a annoncé l’événement à ses millions d’abonnés – plus de 19 millions sur l’ensemble de ses plateformes.

Du gaming aux cultures urbaines : les racines du phénomène

Le terme « farmear » est un anglicisme dérivé du verbe anglais « to farm » (récolter), très utilisé dans l’univers des jeux vidéo pour désigner l’action d’accumuler des points ou de l’expérience afin de monter de niveau. Transposé à ce contexte, « l’aura » se traduit par le charisme, et l’enjeu consiste à gagner en réputation.

Si l’irruption soudaine de ces rassemblements massifs a pu surprendre toutes les générations, les ingrédients qui les composent ne sont pourtant pas nouveaux. Selon Rosa Rodríguez et Sergio Moreno, professeurs de psychologie à l’Université de Grenade, ces battles ne constituent pas un phénomène inédit. Le fait d’utiliser son corps, son attitude et sa mise en scène pour contrôler l’impression que l’on produit sur les autres est une pratique bien rodée depuis des années dans des disciplines comme le breakdance, les battles de rap, les sessions de jazz ou encore le voguing, ce style de danse né dans les années 1980 au sein de la sous-culture urbaine du Ballroom, un mouvement artistique créé principalement par des personnes afro-américaines et latines de la communauté LGTBI à New York.

Et même s’il ne s’agit pas à proprement parler d’une appropriation culturelle, le danseur, chorégraphe et promoteur des styles voguing et whacking aux Canaries, Edu Medina, insiste sur l’importance pour les jeunes qui pratiquent ce « farmeo » de connaître ceux qui les ont précédés et d’en reconnaître l’héritage.

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