Synthèse réalisée avec l’aide d’une intelligence artificielle à partir d’informations en espagnol. Source sous l’article.
Un bilan humain qui pourrait encore s’alourdir au large de Lanzarote
Le bilan du naufrage d’une embarcation de migrants secourue à l’aube au large de Lanzarote pourrait s’élever à treize victimes. Les survivants ont en effet alerté les secours sur la disparition de dix de leurs compagnons de voyage, qui viennent s’ajouter aux trois corps déjà retrouvés en mer ce mercredi.
Deux sources des services d’urgence présentes sur le quai d’Arrecife, à Lanzarote, ont confirmé à l’agence EFE que les survivants affirment avoir passé cinq jours en mer, les derniers sans eau potable, et que le nombre total de personnes à bord de l’embarcation approchait de la quatre-vingtaine. Plus précisément, ils signalent l’absence de dix personnes.
Des survivants en état de grande détresse
Les 65 personnes mises en sécurité par les embarcations de sauvetage Salvamar Crux et Salvamar Al Nair ont débarqué dans des conditions très précaires, au point qu’il a fallu hospitaliser 17 d’entre elles, certaines dans un état grave, comme le détaille le service d’urgence 1-1-2. La majorité souffrait d’hypothermie, une situation cohérente avec le fait qu’une partie des passagers est tombée à l’eau à l’approche des bateaux de secours, selon Salvamento Marítimo.
De fait, le personnel d’urgence présent sur le quai d’Arrecife, fort d’une longue expérience en matière de sauvetages, a confié à EFE qu’il s’agissait de l’une des interventions les plus éprouvantes dont il se souvienne à ce jour.
Un décompte revu à la baisse par les autorités
L’ONG Caminando Fronteras avait déjà alerté que, selon les familles, le nombre de personnes parties dans cette embarcation depuis Tan Tan, au Maroc, en direction des Canaries s’élevait à 82. C’est ce même chiffre que Salvamento Marítimo avait initialement communiqué à l’arrivée de ses navires à Lanzarote : 78 survivants à bord des canots de sauvetage, une personne évacuée en état critique par hélicoptère vers un hôpital de Gran Canaria et trois corps sans vie.
En début d’après-midi, la société d’État a corrigé le décompte définitif pour préciser qu’il s’agissait de 65 survivants (y compris la personne évacuée par hélicoptère) et de trois personnes décédées (deux hommes et une femme). Les 65 personnes arrivées vivantes à terre sont 56 hommes et neuf femmes, parmi lesquelles neuf mineurs (sept garçons et deux filles).
Troisième drame en septembre sur la route des Canaries
Il s’agit de la troisième grande tragédie signalée depuis le début du mois de septembre sur la route migratoire des Canaries, considérée par les Nations unies comme l’une des plus dangereuses au monde. Le 3 septembre, Salvamento Marítimo avait secouru au sud de Gran Canaria 44 personnes qui avaient passé 26 jours dans l’Atlantique, après avoir quitté la Gambie vers l’archipel à bord d’une pirogue. Les sauveteurs avaient indiqué qu’il y avait au moins cinq corps dans l’embarcation qu’ils n’avaient pas pu récupérer en raison du mauvais état de la mer. Or, les informations fournies par les survivants et leurs familles indiquent que le bilan total de victimes de cette traversée s’élève à 83 personnes.
Ce même mercredi, on a appris qu’au moins une petite fille migrante de sept ans est morte et que 27 autres personnes restent portées disparues après le naufrage, survenu dimanche dans les eaux mauritaniennes, d’une pirogue partie de Gambie à destination des îles Canaries. El Hadji Kébé, président de l’Association des Sénégalais de la ville portuaire de Nouadhibou, située à 450 kilomètres au nord de Nouakchott, a expliqué à EFE que, selon les témoignages des survivants recueillis par son ONG, 65 personnes se trouvaient à bord de l’embarcation, parmi lesquelles onze femmes.
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