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Los Realejos : la colère des voisins contre l’usine de gaz

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Synthèse réalisée avec l’aide d’une intelligence artificielle à partir d’informations en espagnol. Source sous l’article.

La plateforme citoyenne opposée à l’usine de gaz propane du quartier de La Cruz Santa, à Los Realejos, dans le nord de Tenerife, ne baisse pas les bras. Ce week-end, elle a organisé une assemblée d’information qui a fait salle comble au célèbre casino de ce noyau urbain voisin de La Orotava.

Une réunion pour informer, alerter et remercier

L’objectif de cette rencontre n’était pas seulement de détailler le projet de Disa, déjà validé et publié par le gouvernement des Canaries au Bulletin officiel de la région (BOC). Les organisateurs voulaient surtout répondre aux nombreuses interrogations des habitants, expliquer en profondeur les dangers et les risques de l’installation, collecter des fonds anonymes pour leur cause et remercier toutes les personnes engagées dans ce combat pour leur travail désintéressé. Parmi elles figurent les résidents qui ont accroché des banderoles sur leurs maisons, ainsi que la paroisse du quartier elle-même.

Un certain fatalisme, mais une détermination intacte

Même si une certaine résignation s’est installée face à la poursuite des travaux, avec la crainte qu’il n’y ait plus de retour en arrière possible, les riverains opposés au projet tiennent à saluer les 6.150 signatures recueillies à ce jour et le soutien unanime de la mairie de Los Realejos. Ce même soutien avait déjà été exprimé pour la zone de La Zamora, premier site où l’entreprise avait envisagé d’implanter une usine que le gouvernement justifie par la nécessité de faire face à de potentielles coupures totales d’électricité sur l’île.

La mobilisation la plus suivie à ce jour

Bien que des réunions aient déjà eu lieu par le passé, celle de vendredi dernier a été la plus fréquentée. Selon les informations transmises à notre rédaction, elle a démontré l’unité des habitants et leur volonté de continuer à se battre contre une installation qu’ils considèrent comme une véritable contradiction, avec de nombreuses contre-indications, à l’heure où l’on mise sur des énergies propres et inoffensives — ce qui, selon eux, n’est pas le cas ici.

Le gouvernement défend un équipement indispensable

De son côté, le ministère régional de la Transition écologique et de l’Énergie maintient qu’il s’agit d’une usine indispensable pour le présent et l’avenir. L’entreprise, quant à elle, comme elle l’avait fait en réponse aux observations d’une riveraine, argue que le choix du terrain et son emplacement répondent « au critère de moindre impact possible », ainsi qu’à des motifs techniques « tels que la proximité des infrastructures électriques, l’accessibilité et la sécurité ».

Disa assure que le projet est « totalement viable »

Disa souligne également que ni le plan d’urbanisme insulaire ni le plan local n’empêchent son implantation, après que le plan général d’urbanisme municipal a reclassé cette zone de terrain agricole en terrain industriel. L’entreprise affirme aussi que l’usine « respecte toutes les mesures nécessaires pour concilier son installation avec l’environnement » et qu’elle « ne génère aucune nuisance sur les habitations, établissements ou parcelles voisines », ce qui rend selon elle son installation « totalement viable ». Elle précise par ailleurs que toute la documentation nécessaire est prévue concernant « les objectifs acoustiques, la qualité de l’air et la vulnérabilité face aux accidents graves ». Sur ce point, elle insiste sur le respect de la réglementation et sur la disponibilité des documents et rapports pertinents, sous l’égide de l’organisme compétent.

Énergie propre ou énergie polluante : le cœur du désaccord

La plateforme citoyenne juge incohérent de miser sur cette énergie polluante en pleine transition écologique. L’entreprise réplique que l’usine est indispensable pour faire face aux urgences énergétiques qui, comme ailleurs aux Canaries, pourraient survenir dans cette partie de Tenerife, en lien avec l’urgence énergétique déclarée par le gouvernement canarien, son usage étant limité à ces situations urgentes. Disa rappelle à cet égard les cinq coupures de courant survenues au cours des cinq dernières années, « ce qui met en évidence la fragilité du système actuel. Cette situation exige d’adopter, à court terme, des solutions pragmatiques et techniquement viables permettant de renforcer la garantie d’approvisionnement et la stabilité du système électrique de l’archipel ».

Les arguments de l’entreprise ne convainquent pas

Bien entendu, les arguments de la société ne convainquent pas une partie des riverains, comme l’a une nouvelle fois démontré la réunion de vendredi dernier.

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