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Synthèse réalisée avec l’aide d’une intelligence artificielle à partir d’informations en espagnol. Source sous l’article.
Un accord historique à portée de main
Les Canaries sont sur le point de conclure un accord avec l’État espagnol pour participer à la gestion de leurs aéroports, une revendication que l’archipel défend depuis plus de trente ans. Le porte-parole du gouvernement des Canaries, Alfonso Cabello, a annoncé ce jeudi matin que les deux administrations se réuniront le 29 octobre prochain à Tenerife afin de valider la création d’un organe aéroportuaire bilatéral, qui permettra à la communauté autonome d’intervenir dans les décisions touchant ses installations aéroportuaires.
Une annonce faite en conseil de gouvernement
L’annonce a été faite lors de la conférence de presse qui a suivi le conseil de gouvernement, au cours de laquelle Alfonso Cabello a également informé de plusieurs cessations de fonctions et nominations de hauts responsables de l’exécutif régional, à l’approche des élections du 29 novembre. Deux réunions sont prévues le jeudi suivant : la commission bilatérale Canaries-État et une autre commission bilatérale mixte consacrée aux aéroports.
Quelques détails techniques encore à régler
Bien que quelques détails techniques restent encore à finaliser, Alfonso Cabello s’est dit convaincu que les conditions nécessaires à la conclusion de l’accord sont réunies. « Nous sommes plus proches que jamais, en trente ans, de voir les Canaries participer à la prise de décision concernant leurs aéroports », a-t-il déclaré, qualifiant cette avancée de l’une des plus importantes en matière d’autogouvernement depuis l’adoption du statut d’autonomie de 2018. Le porte-parole a rappelé que plusieurs réunions en présentiel ont eu lieu ces derniers mois et que de nombreux projets de texte ont été échangés entre les deux administrations. Les négociations entrent désormais dans leur phase finale et, tout en reconnaissant que les points en suspens pourraient encore se compliquer, il a assuré que « a priori, tout semble bien orienté ».
Un organe bilatéral pour dialoguer d’égal à égal
Le principal résultat de l’accord sera la création de l’Organe aéroportuaire bilatéral Canaries-État, conçu comme un espace permanent de dialogue, de supervision, de réclamation et de suivi des questions liées aux aéroports de l’archipel. Sa constitution, selon Alfonso Cabello, offrira aux Canaries une voie formelle pour participer aux questions relatives aux investissements aéroportuaires, aux politiques affectant ces infrastructures et aux décisions concernant leur avenir, « au lieu de se limiter à recevoir des informations de l’État ou d’Aena ». « Cela nous permettra de disposer d’un espace où nous asseoir d’égal à égal avec le gouvernement de l’État pour parler de ce qui se passe avec nos aéroports », a souligné le porte-parole, en insistant sur le fait que l’accord constitue une avancée dans l’application du statut d’autonomie.
Un fonctionnement encore à préciser
L’organe sera composé de représentants du gouvernement des Canaries et de l’État. Son fonctionnement concret, la périodicité des réunions et l’étendue de ses compétences figurent parmi les questions encore en cours de définition. Il disposera d’un règlement de fonctionnement et d’un règlement compétentiel. L’exécutif canarien estime que ce mécanisme permettra de dépasser la situation actuelle, dans laquelle la participation régionale dépend en grande partie de la volonté d’information des institutions étatiques. L’accord ne signifie pas que les Canaries assument directement la gestion des aéroports, mais il ouvre une voie institutionnelle pour intervenir dans des décisions qui, jusqu’à présent, étaient adoptées sans leur participation directe.
La dépendance au transport aérien en toile de fond
Le porte-parole a défendu que cette étape revêt une importance particulière en raison de la dépendance des Canaries au transport aérien pour garantir la connectivité entre les îles et avec l’extérieur. Bien que le gouvernement régional maintienne son ambition d’atteindre les plus hauts niveaux possibles d’autogouvernement, Alfonso Cabello considère que le pacte prévu pour le 29 octobre constitue une avancée significative.
Quatre représentants de chaque côté
Le ministre de la Politique territoriale, Ángel Víctor Torres, a confirmé par vidéo l’accord conclu entre le gouvernement espagnol et l’exécutif canarien pour tenir la commission bilatérale le jeudi suivant. Ángel Víctor Torres a expliqué que le nouvel organe sera paritaire, avec quatre représentants de l’État et quatre des Canaries, et qu’il prendra en compte les singularités archipélagiques et ultrapériphériques des îles, tout en assurant le suivi des travaux prévus dans le Document de régulation aéroportuaire (DORA). Le ministre s’est félicité que les négociations des derniers mois, intensifiées ces dernières semaines et ces derniers jours, aient porté leurs fruits. « C’est très important pour l’autogouvernement », a-t-il souligné, se déclarant satisfait que les discussions entre les deux administrations aient fini « par aboutir, et aboutir de belle manière ».
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