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Le bananier canarien vend à perte : 0,32 euro le kilo

Synthèse réalisée avec l’aide d’une intelligence artificielle à partir d’informations en espagnol. Source sous l’article.

Un mois de septembre catastrophique pour la banane des Canaries

Le mois de septembre, du moins dans ses deux premières semaines, a cessé d’être celui de la récupération progressive du prix à la production de la banane des Canaries — tout autre chose étant le prix de vente au public — pour offrir au contraire à l’agriculteur le pire revenu de l’année pour ce fruit sur le marché ibérique. Pour la catégorie de qualité supérieure, la semaine 37 (du 7 au 13 septembre) a enregistré le niveau moyen le plus bas de 2026 : un seuil de 0,3214 euro le kilo. Des organisations professionnelles agricoles comme Palca-Unión de Uniones parlent déjà de pertes se chiffrant en millions d’euros.

Ce que le producteur touche réellement

Il s’agit du montant moyen par kilo, selon les données publiées ce jeudi par le ministère espagnol de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Alimentation, que le producteur insulaire perçoit pour la banane vendue en gros et verte durant la semaine 37 — autrement dit, l’argent qui arrive effectivement sur son compte après déduction des frais de commercialisation et autres contributions. La semaine 36, cet indicateur s’établissait à 0,3296 euro. Avec ce revenu final, le planteur canarien doit encore faire face à ses coûts de production agricole, fixés, en attendant de nouvelles mises à jour, entre 0,80 et 0,90 euro le kilo.

Une vente à perte qui se répète depuis plus de deux mois

Autrement dit, la commercialisation en gros de la semaine 37 se transforme, une fois de plus — et cela fait déjà de nombreuses semaines — en vente à perte : celle qui ne couvre pas les frais de production, ici même en y ajoutant l’aide directe du programme Posei, fixée à 0,32 euro le kilo. Conclusion : il n’y a que des pertes, aucune rentabilité. L’histoire se répète, et cela dure depuis plus de deux mois. Les solutions n’arrivent pas avant la mi-septembre, le désespoir dans les campagnes ne cesse de croître, et les organisations de producteurs de bananes ainsi que leur structure faîtière, Asprocan, ne trouvent pas la clé pour l’instant. Elles s’accrochent toutefois à la prévision d’une réponse lente mais ascendante des cours sur le marché ibérique, ce qui semble déjà s’être produit en semaine 38, après avoir écoulé ou libéré les stocks de fruits anciens au moyen d’offres promotionnelles dans les rayons des points de vente aux consommateurs finaux.

Un record de précarité pour 2026

Durant la semaine 37 de cette année, du 7 au 13 septembre, le prix à la production — celui que reçoit le producteur canarien pour ses ventes de la période, une fois déduits tous les frais engagés auprès de l’opérateur commercial (conditionnement et expédition vers le marché péninsulaire) — est descendu jusqu’à 0,3214 euro le kilo, la marque la plus basse de 2026, inférieure même à celle enregistrée en semaine 35, la dernière d’août. On avait alors atteint 0,3252 euro le kilo, ce qui semblait devoir être le niveau le plus bas de l’année. Pour la semaine 38 (l’actuelle, du 14 au 20 septembre), les Canaries ont fixé une marque d’embarquement vers la péninsule très proche de sept millions de kilos (6,89 millions), un volume d’offre de bananes qui se maintient plus ou moins dans les semaines suivantes. Pour la semaine 39, celle qui commence, la décision prise sur le volume d’expédition est de 7,17 millions de kilos.

Un excès d’offre sur le marché ibérique

Pour certains analystes consultés, le problème actuel des prix non rémunérateurs qui touche l’agriculteur local de bananes tient à un excès d’offre sur le marché ibérique, où il reste beaucoup de bananes des Canaries invendues, tandis que la demande ne se réactive que lentement après la fin de l’été. À ce problème s’ajoute peut-être l’expédition hebdomadaire de quantités très élevées, autour de sept millions de kilos, alors que la marque devrait sans doute être inférieure jusqu’à ce que ce marché extérieur — le seul, peut-on dire, pour les îles, qui absorbe plus de 90 % de la banane canarienne — soit complètement assaini.

Deux voies possibles, deux stratégies opposées

Avec tous les fruits encore présents dans les champs, l’un des raccourcis évoqués par certains analystes consiste à opter pour la pratique de la « pica » (destruction de la marchandise ou retrait de l’offre du marché), la formule la plus rapide pour parvenir à cet ajustement de l’offre et purger le marché final des stocks antérieurs. Cette piste est envisageable, mais elle ne semble pas figurer sur la liste des options d’Asprocan. L’autre formule est celle appliquée actuellement, dont des sources liées à Asprocan assurent déjà qu’elle porte ses fruits. Elle repose sur une récupération progressive et un peu plus lente du prix de gros et vert, en nettoyant les rayons des fruits anciens — une opération désormais achevée grâce à la définition d’offres d’achat. Les données officielles des prix à la production des semaines suivantes permettront de mesurer l’impact réel de ces actions et de vérifier si elles changent véritablement la trajectoire des prix, comme prévu.

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