canaries hopitaux augc espaces securises detenus

Hôpitaux aux Canaries : l’AUGC exige des espaces sécurisés pour les détenus

Synthèse réalisée avec l’aide d’une intelligence artificielle à partir d’informations en espagnol. Source sous l’article.

Des transferts sous haute tension dans les hôpitaux canariens

La question de la garde des détenus lors de leurs soins médicaux dans les hôpitaux des Canaries revient sur le devant de la scène. L’Association unifiée des gardes civils (AUGC) interpelle à nouveau le ministère régional de la Santé du gouvernement des Canaries pour exiger la création d’espaces dédiés et sécurisés destinés à accueillir les prisonniers contraints de quitter leur centre pénitentiaire pour recevoir une assistance médicale.

Des conditions de sécurité et de confidentialité jugées inacceptables

Selon la coordination sectorielle de la protection et de la sécurité de l’AUGC, les transferts depuis les centres pénitentiaires de Santa Cruz de Tenerife, Las Palmas et Tahiche peuvent actuellement obliger les agents chargés de la surveillance à patienter avec les prisonniers dans les couloirs et les salles d’attente des établissements hospitaliers. Une situation que l’association juge problématique à la fois en matière de sécurité et de respect de la vie privée. L’organisation affirme avoir déjà signalé ce problème aux autorités régionales par un courrier envoyé il y a sept mois, lequel serait toujours resté sans réponse.

L’AUGC indique que ses inquiétudes sont partagées par la direction de la compagnie de la Garde civile de Santa Cruz de Tenerife, qui aurait qualifié les locaux actuellement disponibles de « très perfectibles » sur les plans de la sécurité et de la confidentialité.

Un risque d’évasion accentué lors des sorties médicales

L’association met particulièrement l’accent sur les risques inhérents aux sorties des détenus hors des murs de l’établissement pénitentiaire. Les données de l’administration pénitentiaire espagnole, citées par l’AUGC, indiquent que 60 % des évasions recensées en 2024 se sont produites lors de sorties hors de prison. Pour l’organisation, la mise à disposition de locaux spécialement aménagés au sein des hôpitaux permettrait de réduire l’exposition des agents, des détenus eux-mêmes, mais aussi du reste des usagers des établissements de santé.

Le problème ne serait pas propre à l’archipel. L’AUGC affirme avoir formulé des revendications similaires dans d’autres régions du pays, notamment à l’hôpital d’Antequera, dans la province de Malaga.

Trois revendications clés pour une prise en charge digne

Parmi ses demandes, l’association réclame en premier lieu la création de zones spécifiques au sein des hôpitaux canariens où les détenus pourraient patienter en attendant de recevoir des soins. Elle exige également l’application de l’instruction 5/2009 du secrétariat d’État à la Sécurité, qui préconise de prioriser la consultation médicale des prisonniers afin de réduire leur temps de présence dans les établissements de santé.

La troisième revendication va au-delà des simples infrastructures hospitalières. L’AUGC demande au gouvernement des Canaries d’engager des négociations pour le transfert des compétences en matière de santé pénitentiaire, un dossier qui, rappelle l’organisation, reste en suspens depuis plus de deux décennies. Selon l’association, l’intégration des services médicaux pénitentiaires dans le système de santé régional permettrait d’améliorer la prise en charge des détenus et de réduire le nombre de déplacements vers les hôpitaux, diminuant d’autant les dispositifs policiers nécessaires aux conduites et aux gardes. L’AUGC souligne que cette intégration bénéficie du soutien du Mécanisme national de prévention.

Avec ces trois mesures, l’organisation entend faire en sorte que les transferts qui demeureront nécessaires puissent se dérouler dans des conditions optimales de sécurité et de confidentialité. En attendant, elle insiste sur le fait que maintenir des prisonniers et des gardes civils dans des espaces hospitaliers partagés avec d’autres patients ne constitue pas une solution acceptable.

Source

Retour en haut
Share via
Copy link