Synthèse réalisée avec l’aide d’une intelligence artificielle à partir d’informations en espagnol. Source sous l’article.
Lors d’une transplantation d’organes, le temps qui s’écoule entre le prélèvement et l’arrivée à l’hôpital peut être déterminant. Aux Canaries, la fragmentation du territoire ajoute un défi particulier : dans certains cas, l’organe et les professionnels de santé doivent voyager d’une île à l’autre avant de pouvoir réaliser l’intervention. Derrière une partie de ces déplacements se trouve un acteur essentiel et méconnu : le Service d’Urgences des Canaries (SUC).
Des hélicoptères de plus en plus sollicités pour transporter les organes
Les hélicoptères médicalisés du SUC, habituellement associés aux secours d’urgence, jouent un rôle croissant dans la logistique des transplantations. Leur utilisation pour ces opérations a nettement augmenté au cours des premiers mois de 2026. Sur l’ensemble de l’année 2025, ils ont été mobilisés à 20 reprises pour transporter des organes et, dans certains cas, du personnel soignant jusqu’aux hôpitaux de Gran Canaria et de Tenerife. Or, entre janvier et juin 2026 seulement, 14 sorties de ce type ont déjà été enregistrées. Ce chiffre témoigne d’une tendance clairement à la hausse dans l’activation de ces dispositifs aériens.
Une coordination millimétrée à travers l’archipel
Lorsqu’une donation compatible est confirmée, le SUC travaille en étroite coordination avec les équipes de prélèvement et les unités de coordination des transplantations des hôpitaux du Service de Santé des Canaries pour déployer les moyens nécessaires. La priorité absolue : réduire au maximum les temps de déplacement. Depuis la salle d’urgence, médecins et infirmiers superviseur en temps réel les itinéraires et la durée de chaque étape de l’opération. Chaque minute peut en effet s’avérer décisive pour préserver la viabilité de l’organe greffon.
Une flotte complète au service de la chaîne de transplantation
Le dispositif du SUC ne se limite pas aux seuls hélicoptères. Selon la distance à parcourir, le degré d’urgence et les caractéristiques du trajet inter-insulaire, différents moyens peuvent être mobilisés. La flotte aérienne se compose d’un avion et de trois hélicoptères médicalisés. Sur terre, le service peut faire appel à des ambulances médicalisées, sanitaires ou de secours de base, ainsi qu’à des véhicules d’intervention rapide et des unités de transport sanitaire non urgent. La coordination de l’ensemble de ces ressources permet de sécuriser chaque maillon du parcours et d’acheminer les organes d’un centre hospitalier à un autre.
Un maillon logistique indispensable pour sauver des vies
Dans certaines interventions, ce n’est pas uniquement l’organe qui doit voyager. Le SUC participe également au transfert de médecins et d’infirmiers spécialisés lorsqu’ils doivent se rendre sur une autre île pour effectuer les prélèvements ou les greffes. Cette logistique revêt une importance particulière dans un territoire aussi fragmenté que l’archipel des Canaries. La combinaison des moyens aériens et terrestres permet de relier les centres hospitaliers et de réagir avec rapidité dès la confirmation d’une donation.
Une mission discrète, qui se déroule généralement loin des regards des patients et de leurs familles, mais qui constitue pourtant une pièce maîtresse de la chaîne des transplantations : coordonner chaque véhicule, chaque vol et chaque minute pour qu’une opportunité de don puisse enfin se transformer en une opportunité de vie.
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