Synthèse réalisée avec l’aide d’une intelligence artificielle à partir d’informations en espagnol. Source sous l’article.
Le premier foyer du virus du Nil occidental a été détecté aux Canaries le 25 août dernier, touchant trois chevaux d’une exploitation hippique de San Bartolomé de Tirajana, dans le sud de Gran Canaria. Cette découverte inédite dans l’archipel soulève une question centrale : comment ce virus originaire d’Afrique subsaharienne a-t-il pu atteindre les îles, et surtout, représente-t-il un danger pour la population ? Les spécialistes pointent du doigt les oiseaux migrateurs. Quant au risque pour l’homme, la réponse courte est qu’il est faible. Mais la réponse longue mérite quelques précisions.
Un virus transmis par les moustiques, pas par les humains
Le virus du Nil occidental (VNO) est une maladie infectieuse propagée par la piqûre de moustiques infectés. Les oiseaux en sont les réservoirs naturels, tandis que les humains et les chevaux sont des hôtes accidentels : ils peuvent s’infecter, mais ne transmettent pas le virus. À ce jour, aucun cas humain n’a été diagnostiqué aux Canaries. Et même si un cas venait à se déclarer, il est important de souligner que la maladie ne se transmet pas de personne à personne par contact direct.
Le cycle de transmission se maintient donc entre les oiseaux et les moustiques, qui sont les principaux acteurs de cette chaîne. Par ailleurs, l’infection passe le plus souvent inaperçue : environ 80 % des personnes infectées ne développent aucun symptôme et ignorent totalement avoir été en contact avec le virus.
Le rôle des oiseaux migrateurs et des moustiques
L’arrivée du virus dans l’archipel canarien serait liée aux oiseaux migrateurs. Ces espèces, qui résident en Afrique subsaharienne, portent le virus et migrent vers les îles pendant la saison estivale, notamment vers le sud de Tenerife ou de Gran Canaria. Ce phénomène, combiné à la prolifération des moustiques due à la hausse des températures et à l’augmentation extrême de l’humidité, aurait conduit à la contamination des trois équidés.
Selon les hypothèses avancées, ces oiseaux seraient arrivés dans le sud de Gran Canaria. Les moustiques femelles, en les piquant pour se nourrir, auraient ensuite transporté le virus jusqu’aux zones où se trouvaient les animaux. Les insectes agissent ainsi comme des vecteurs et propagateurs de la maladie.
Symptômes et formes graves : ce qu’il faut savoir
La période d’incubation du virus du Nil occidental dure entre 2 et 14 jours après l’infection. Passé ce délai, les premiers symptômes peuvent apparaître, bien que la majorité des personnes infectées ne développe pas la maladie. Seulement 20 % des contaminés présentent des symptômes, généralement similaires à ceux d’une grippe, qui disparaissent spontanément. Les plus courants sont la fièvre, les maux de tête, les courbatures, la fatigue et parfois des nausées ou des vomissements.
Dans moins de 1 % des cas, l’infection peut évoluer vers une forme grave, appelée maladie neuro-invasive, comme l’encéphalite, la méningite ou une paralysie flasque. Bien que rares, ces cas peuvent être sérieux. Certains symptômes nécessitent donc une attention médicale immédiate, surtout s’ils apparaissent après un séjour dans une zone où le virus circule : forte fièvre persistante, confusion mentale, maux de tête intenses, raideur de la nuque ou faiblesse musculaire soudaine.
Des contrôles renforcés aux Canaries
Face à cette situation, la Direction générale de la santé publique a annoncé le renforcement des contrôles et l’activation de protocoles dans les douze heures suivant la détection du virus aux Canaries. Les zones concernées ont été bouclées et traitées par fumigation afin de limiter la propagation.
Il n’existe actuellement ni vaccin contre le virus du Nil occidental pour l’humain, ni traitement spécifique. La prise en charge repose principalement sur un traitement de soutien visant à soulager les symptômes et à gérer les éventuelles complications. La bonne nouvelle reste que, une fois l’infection passée, la personne développe une immunité durable ; il est donc rare d’être infecté à nouveau au cours de sa vie.
Un virus découvert en 1937, désormais mondialement présent
L’Organisation mondiale de la santé rappelle que le virus du Nil occidental a été isolé pour la première fois en 1937 à partir d’échantillons prélevés sur une femme vivant dans le district du Nil occidental, en Ouganda, d’où il tire son nom. En 1953, des études ont établi que certains oiseaux de la région du delta du Nil jouaient un rôle clé dans son cycle naturel. Depuis, le virus s’est maintenu dans la nature et a gagné de nombreuses régions du monde, provoquant d’importantes épidémies aux États-Unis, en Israël, en Grèce, en Roumanie et en Russie. Des foyers ont également été recensés au Canada, en Amérique centrale et du Sud, dans les îles des Caraïbes et dans plusieurs pays européens.
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