Feu vert pour les commissions de suivi des trains à Tenerife et Gran Canaria
Ce vendredi 26 juin, le gouvernement des Canaries, le ministère espagnol des Transports et de la Mobilité durable, ainsi que les cabildos (conseils insulaires) de Tenerife et de Gran Canaria ont officiellement constitué les commissions de suivi prévues dans les protocoles d’accord. L’objectif est clair : donner un coup d’accélérateur aux projets ferroviaires des deux plus grandes îles de l’archipel et poser les jalons de leur futur financement et de leur exécution.
Une instance tripartite pour piloter les projets
Ces commissions réuniront des représentants du ministère, de l’exécutif régional canarien et des deux cabildos. La mairie de Las Palmas de Gran Canaria participera quant à elle en tant qu’observateur, comme l’a indiqué le gouvernement canarien dans un communiqué publié à l’issue d’une réunion au siège de la présidence à Santa Cruz de Tenerife.
La directrice générale des Transports et de la Mobilité du gouvernement des Canaries, María Fernández, a souligné l’ambition affichée : mener à bien tout le travail technique et juridique nécessaire pour négocier une convention de financement pluriannuelle. Celle-ci doit apporter la stabilité économique indispensable aux deux infrastructures et permettre, enfin, de définir des calendriers précis pour leur exécution et leur mise en service.
Les premiers pas techniques sont faits
Lors de cette première réunion, il a été procédé à la constitution formelle des commissions, à la désignation de leurs membres et à la création de deux groupes techniques spécifiques. Le premier sera dédié aux questions de mobilité, tandis que le second se concentrera sur les études d’impact et de viabilité. La prochaine réunion est d’ores et déjà programmée avant la fin de l’année, avec pour objectif d’avancer sur le projet de la future convention de financement.
Deux îles, deux stades d’avancement différents
La secrétaire générale de la Mobilité durable du ministère des Transports, Sara Hernández, a précisé que les deux infrastructures, bien que coordonnées, n’en sont pas au même point. Gran Canaria dispose déjà d’une déclaration d’impact environnemental approuvée. Côté Tenerife, les avancées concernent la coordination avec AENA (le gestionnaire des aéroports espagnols) pour définir le tracé du train du sud lors de son passage par l’aéroport Tenerife Sur. Un point technique crucial.
Tenerife : un accord clé avec AENA pour le train du sud
La conseillère à la Mobilité du Cabildo de Tenerife, Eulalia García, a insisté sur l’importance de cet accord, obtenu cette semaine même avec AENA. Il constitue une condition impérative pour poursuivre le développement du projet ferroviaire insulaire, en permettant de rendre compatible la future restructuration de l’aéroport avec une connexion ferroviaire directement intégrée au terminal. Un véritable atout pour les voyageurs.
Gran Canaria : en quête de financements européens
Du côté de Gran Canaria, le directeur insulaire des Transports, Manuel López, s’est félicité de la mise en place de cette nouvelle commission. Selon lui, elle permettra de lever les derniers verrous techniques et juridiques, mais aussi d’explorer les mécanismes de financement, qu’ils soient nationaux ou européens, pour une infrastructure qu’il qualifie de stratégique pour la mobilité durable de l’île.
Un cadre de coopération pour des projets ambitieux
Les protocoles signés par les différentes administrations établissent le cadre de coopération nécessaire pour faire aboutir ces deux projets ferroviaires. Ils prévoient la signature de conventions spécifiques une fois que leur viabilité technique, socio-économique et environnementale sera démontrée. Les commissions constituées ce vendredi auront également pour mission de superviser l’état d’avancement des procédures et de renforcer la coordination institutionnelle. Un signal fort pour la mobilité de demain dans les îles Canaries.
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