construction industrialisee logement canaries

Construction industrialisée : une révolution pour le logement aux Canaries

Une réponse innovante à la crise du logement

La construction industrialisée continue de gagner du terrain aux Canaries comme l’une des alternatives pour accélérer la réalisation de logements et répondre à la demande croissante que subit l’archipel. Ce mardi, administrations publiques, entreprises et organismes financiers se sont accordés sur ce point, lors de la présentation du nouvel Office Technique de Construction Industrialisée (OTCI). L’idée est simple mais prometteuse : fabriquer une partie des bâtiments en dehors du chantier permet de réduire les délais, d’améliorer la productivité du secteur et d’avancer vers un modèle plus efficace.

L’administration montre l’exemple

Du côté des pouvoirs publics, le message est clair. « Si nous voulons que les Canaries soient un moteur de la construction industrialisée, l’administration peut l’impulser à travers les marchés publics », a affirmé Felipe Afonso, vice-conseiller à l’Industrie, au Commerce et à la Consommation du gouvernement des Canaries. Le responsable régional a souligné que la récente modification législative intègre désormais des clauses environnementales dans les appels d’offres publics, afin de valoriser la plus faible empreinte carbone des projets. Un critère qui, au-delà de favoriser la durabilité, peut renforcer la production locale et l’industrie canarienne.

Les entreprises voient une opportunité majeure

Côté entreprises, l’avis est unanime : la construction industrialisée représente une véritable opportunité pour renforcer la compétitivité du secteur et répondre plus rapidement à la demande de logements. En plus de réduire les délais, ce modèle favorise l’intégration de la technologie et la création d’emplois qualifiés. Comme l’a souligné José Miguel Guillén, directeur général de Cercasa Canarias, « ce n’est pas seulement une manière de construire, c’est une façon d’innover, d’implanter de la technologie, d’implanter de la compétitivité et de l’emploi qualifié ». Une approche qui, selon lui, permettra de relever « le grand défi » de la crise du logement.

Le défi du financement pour les banques

Cependant, l’essor de ce modèle soulève également des questions pour les banques. Esther Clemente, directrice des Entreprises de Cajasiete, a reconnu que les mécanismes traditionnels ne répondent pas encore pleinement aux spécificités de la construction industrialisée. Conçus pour l’édification classique, ils peinent à s’adapter, notamment pendant les premières phases des projets, lorsque la majeure partie des éléments sont encore fabriqués hors du chantier. « Nous nous rendons compte qu’il n’y a pas vraiment d’évaluation pour ce produit qui est encore en usine », a expliqué Mme Clemente, faisant référence aux modules industrialisés pas encore installés sur le terrain. Cette situation oblige à adapter la méthode d’évaluation et le système de décaissement des prêts pour suivre le rythme de fabrication des pièces.

S’adapter ou disparaître

Malgré ces difficultés, la directrice de Cajasiete a assuré que son établissement travaille « main dans la main avec tous les intervenants » pour standardiser les procédures et faciliter le développement de ce type de projets. « C’est à nous de nous adapter à chaque projet, et non l’inverse », a-t-elle insisté, soulignant une volonté d’innovation et de flexibilité indispensable pour accompagner cette révolution du bâtiment aux Canaries.

Source

Retour en haut
Share via
Copy link