canaries inflation 44 septembre 2026

Canaries : l’inflation grimpe à 4,4 %, un record depuis 2023

Synthèse réalisée avec l’aide d’une intelligence artificielle à partir d’informations en espagnol. Source sous l’article.

La hausse continue des prix des carburants observée depuis douze mois conduit les Canaries, comme l’ensemble de l’Espagne, sur le chemin de la souffrance. C’est particulièrement visible dans l’évolution de l’indice des prix à la consommation (IPC) annuel de l’archipel, qui atteint désormais 4,4 % sur la période allant d’octobre 2025 à septembre 2026. Cette progression représente une hausse de 0,6 point de pourcentage par rapport au chiffre comparable enregistré en août, qui s’établissait alors à 3,8 %. Autant dire que la situation est préoccupante.

Un niveau record depuis février 2023

Selon les statistiques publiées ce mercredi par l’Institut national de la statistique (INE), les Canaries affichent un comportement similaire à celui de l’ensemble des territoires administratifs espagnols. L’archipel conserve toutefois un léger avantage : il présente l’indicateur annuel d’inflation générale le plus bas de toutes les communautés autonomes, avec 4,4 %, à égalité avec l’Aragon, contre 4,9 % au niveau national et un maximum régional de 5,5 % pour la Castille-La Manche, soit 1,1 point de pourcentage de plus que le chiffre canarien.

Logement, carburants et tourisme : le trio qui fait flamber les prix

L’équation qui aboutit à ces 4,4 % d’inflation annuelle aux Canaries repose, une nouvelle fois, sur trois composantes clés qui pèsent aussi bien sur les îles que sur le reste du pays. La première est un problème structurel espagnol : le renchérissement continu du logement, mois après mois. Les deux autres, plus conjoncturelles, sont la hausse des carburants liée au contexte guerrier au Moyen-Orient, alimenté par les États-Unis, et la tendance toujours à la hausse des services de restauration et d’hébergement dans l’archipel, portée par la bonne santé du tourisme canarien. Ce secteur dominant maintient son potentiel dans la longue période de prospérité actuelle, qui devrait se poursuivre tout au long de 2026 et au moins jusqu’à la fin de la saison estivale. En octobre s’ouvre la saison haute, qui s’annonce plutôt prometteuse.

Le logement en hausse de 4,4 % sur un an

Le logement s’est renchéri dans les îles de 4,4 % en moyenne sur les douze derniers mois, avec un prix supérieur de 3,3 % sur les neuf premiers mois de l’année et une hausse mensuelle de 0,8 % par rapport au même chiffre d’août. La situation est encore plus marquée pour les carburants : leurs prix grimpent de 10 % sur les douze derniers mois de calcul, contre 10,5 % au niveau national. Ils ont augmenté de 7,9 % sur les neuf premiers mois de l’année civile, tout en reculant de 0,5 % sur le mois, une évolution qui a eu très peu d’impact sur la valeur de l’IPC général.

Restauration et hébergement toujours en tête des hausses

À ces tendances haussières s’ajoute celle de deux services étroitement liés au tourisme : la restauration et l’hébergement. Ces activités continuent d’afficher des chiffres positifs, avec une inflation annuelle moyenne de 4,5 % et une progression de 2 % sur les neuf premiers mois de l’année.

Les Canaries et l’Aragon en queue de peloton des hausses

L’IPC annuel calculé jusqu’à septembre affiche des taux positifs dans toutes les communautés autonomes espagnoles ainsi que dans les villes autonomes de Ceuta et Melilla. Ceuta enregistre d’ailleurs la hausse la plus faible du pays, avec 3,1 % sur un an. Ce sont la Castille-La Manche et la Galice qui affichent les plus fortes augmentations, à 5,5 % chacune. Les Canaries et l’Aragon ferment la marche avec la plus faible progression annuelle, à 4,4 % pour les deux communautés.

Au niveau national, l’inflation la plus élevée depuis février 2023

À l’échelle nationale, le taux annuel de l’IPC général sur un an, d’octobre dernier à septembre 2026, atteint 4,9 %, soit six dixièmes au-dessus du chiffre enregistré le mois précédent, en août 2026. Il s’agit de l’inflation annuelle la plus élevée depuis février 2023. Cette évolution ascendante, sans signe de ralentissement, s’explique par le comportement de plusieurs groupes de prix. Les activités récréatives, le sport et la culture affichent un taux annuel de 3,6 %, soit près de deux points et demi de plus que le mois précédent, en raison de l’évolution des prix des forfaits touristiques durant le mois de septembre, encore marqué par les vacances. Sur cette période mensuelle, les prix ont diminué moins fortement qu’en septembre 2025.

Le transport aérien et routier pèse sur l’indice

À cette tendance haussière s’ajoute celle du transport, dont la variation annuelle a gagné un point de pourcentage pour atteindre 10,5 %. Cette augmentation est principalement due à l’évolution des prix des carburants et lubrifiants pour véhicules personnels, qui ont progressé davantage qu’en septembre 2025, mois durant lequel ils avaient reculé. Par ailleurs, les prix du transport aérien de passagers ont diminué dans une moindre mesure que l’année précédente.

L’inflation sous-jacente à 3,1 %

Dans ce contexte, la variation annuelle de l’inflation sous-jacente — l’indice général hors produits alimentaires non transformés (les produits frais) et hors produits énergétiques (combustibles fossiles) — s’établit à 3,1 %, soit deux dixièmes au-dessus de l’indicateur du mois précédent, celui d’août 2026.

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