greve medecins canaries prolongee 17 novembre

La grève des médecins canariens se prolonge jusqu’au 17 novembre

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Synthèse réalisée avec l’aide d’une intelligence artificielle à partir d’informations en espagnol. Source sous l’article.

Une mobilisation qui s’installe dans la durée

La grève des médecins et praticiens des îles Canaries se poursuivra au moins jusqu’au 17 novembre prochain. Les syndicats CESM Canarias et SEMCA ont annoncé ce mercredi l’extension du mouvement et ont accusé la conseillère à la Santé du gouvernement régional, Esther Monzón, de ne pas avoir la volonté de négocier pour résoudre ce conflit social. Dans un communiqué commun, les deux organisations reprochent à la responsable régionale de maintenir une « stratégie consistant à ignorer le comité de grève ». Selon elles, aucune réponse n’a été reçue depuis l’envoi de leur dernière proposition de négociation, le 22 octobre dernier.

Un dialogue rompu et des urgences saturées

Les syndicats affirment que l’absence de dialogue ne fera que prolonger les conséquences de la protestation sur la prise en charge sanitaire. « Les médecins et praticiens ne souhaitent pas faire grève un seul jour de plus que nécessaire, mais ils la maintiendront aussi longtemps qu’il le faudra tant que le gouvernement des Canaries ne prendra pas cette question au sérieux », indiquent-ils. Les organisations alertent également sur la situation de saturation des services d’urgences et imputent directement à Esther Monzón la dégradation des soins. À leurs yeux, le conflit ne concerne pas uniquement les conditions de travail des professionnels, mais aussi le fonctionnement du système public de santé.

Des consultations de moins de dix minutes

CESM Canarias et SEMCA rejettent par ailleurs les accusations du sous-directeur du Service canarien de la santé (SCS), Adasat Goya, qui avait reproché aux médecins de pénaliser la population par leurs mobilisations. Les syndicats défendent que leurs revendications visent à améliorer la prise en charge et à mettre fin à ce qu’ils qualifient de « maltraitance systématique » du système sanitaire envers les patients. Ils dénoncent notamment que le temps attribué à chaque consultation soit inférieur à dix minutes et que, dans certains cas, il n’atteigne même pas sept minutes. Ils pointent aussi les délais pour obtenir un rendez-vous avec un spécialiste, qui peuvent s’étendre sur plusieurs mois et même dépasser un an dans certaines spécialités. À ces difficultés s’ajoutent les attentes pour les examens diagnostiques et l’allongement des listes d’attente chirurgicales.

La fermeture des agendas médicaux en question

Les organisations contestent également la fermeture des agendas médicaux, une pratique qui, selon elles, pourrait servir à embellir les chiffres des listes d’attente et qu’elles qualifient de « potentiellement délictueuse ». Autre point de friction : le coût des revendications salariales. Les syndicats critiquent le fait que leur demande soit présentée comme une menace pour la viabilité du système de santé, après que le SCS lui-même a chiffré son impact à 150 millions d’euros par an. Les organisations assurent que le comité de grève a proposé que ce décaissement puisse être réparti sur plusieurs exercices budgétaires, plutôt que d’être exécuté en une seule fois.

Des critiques sur la gestion budgétaire régionale

Dans leur communiqué, les syndicats remettent aussi en cause la gestion budgétaire du gouvernement des Canaries et citent le manque d’exécution des fonds, le remboursement de ressources européennes et l’augmentation des dépenses consacrées à la santé concertée. Autant d’arguments avancés par les organisations pour défendre que leurs demandes peuvent être traitées sans compromettre la continuité du service public. Enfin, CESM Canarias et SEMCA reprochent au ministère régional les retards dans le développement des hôpitaux de district de Tenerife, les retards dans les rénovations et la construction de centres de santé, ainsi que l’absence de convocations aux concours de la fonction publique. Selon elles, en 26 ans, une seule offre publique d’emploi a été réalisée, une situation qui, à leur sens, a contribué à maintenir un taux élevé de précarité parmi les professionnels de santé.

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