Une opération de sauvetage d’envergure à El Hierro
Deux embarcations de Salvamento Marítimo (sauvetage maritime espagnol) ont transporté jusqu’au port de La Restinga les 133 occupants d’une pirogue découverte au sud-ouest de l’île d’El Hierro. Cette embarcation de fortune pourrait bien être celle qui était recherchée depuis dimanche après-midi. Les autorités maritimes ont confirmé que les rescapés ont été transférés à bord des navires de sauvetage Diphda et Navia, qui, aux côtés de la guardamar Urania, se sont déployés dans la zone où l’avion Sasemar 101 avait repéré l’embarcation vers 9h20 ce matin.
Une identification grâce aux photos d’un navire portugais
Selon toute vraisemblance, les clichés transmis par le navire portugais qui avait aperçu la pirogue dimanche à 165 milles au sud d’El Hierro correspondent à celle qui a été localisée ce matin à environ 26 kilomètres de l’île. Depuis dimanche, un important dispositif de recherche avait été déployé pour retrouver cette embarcation, mobilisant la guardamar Urania et l’avion Sasemar 101, qui ont effectué plusieurs survols de reconnaissance dans la zone.
Deux des personnes secourues ont dû être transférées à l’hôpital insulaire Nuestra Señora de Los Reyes pour recevoir des soins médicaux.
Onze jours de traversée depuis la Gambie
Tous les rescapés sont d’origine subsaharienne. Parmi eux se trouvent six femmes et six mineurs, qui ont été pris en charge directement dans le port d’El Hierro par l’équipe de réponse immédiate aux urgences (ERIE) de la Croix-Rouge, le service d’urgences canarien (SUC), le service de surveillance du port de La Restinga, la Garde civile et la Police nationale. Selon les témoignages des migrants eux-mêmes, ils auraient effectué une traversée de onze jours depuis Bakau, en Gambie, à bord d’une embarcation transportant des ressortissants de Gambie, du Sénégal, du Mali, du Burkina Faso, du Nigeria et de Côte d’Ivoire.
Une prise en charge temporaire en attendant une relocalisation
Dans les prochaines heures, les occupants de cette pirogue seront transférés vers le Centre d’accueil temporaire pour étrangers (CATE), situé dans le village de San Andrés de Valverde. Sur place, ils seront pris en charge par les membres de l’ONG Corazón naranja – Ebrima Sonko et resteront sous garde policière jusqu’à leur transfert vers d’autres structures en dehors de l’île.
Cette arrivée massive sur les côtes d’El Hierro illustre une nouvelle fois la pression migratoire constante que subit l’archipel des Canaries, devenu l’une des principales portes d’entrée de la migration irrégulière en provenance d’Afrique de l’Ouest.
Les dernières nouvelles des Canaries
Actualités quotidiennes, alertes météo et infos pratiques – directement des îles, en français. Nous vivons ici et savons ce qui se passe, avant que les médias en parlent. Tout est publié sur notre chaîne WhatsApp – sans intermédiaires, sans algorithme.


