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Aux Canaries, faire ses courses coûte jusqu’à 7,81 % plus cher

Synthèse réalisée avec l’aide d’une intelligence artificielle à partir d’informations en espagnol. Source sous l’article.

Aux Canaries, une addition de plus en plus salée

Remplir son panier de courses aux Canaries est devenu une ascension sans fin. Depuis 2021, l’Indice des prix à la consommation (IPC) suit une tendance haussière, alimentée en grande partie par le renchérissement des carburants et de l’énergie, dans un contexte international marqué par les conflits en Iran et en Ukraine. Dans l’archipel, cette flambée des prix est aggravée par l’insularité, qui renchérit le transport des marchandises, et par la forte dépendance aux produits venus de l’extérieur.

Parmi les paniers les plus chers du pays

Le résultat est un panier de courses parmi les plus chers du pays, en contraste flagrant avec des salaires qui figurent parmi les plus bas. Les données publiées par l’ISTAC (l’institut de statistique des Canaries) le 7 octobre dernier montrent que les aliments et les boissons coûtent dans l’archipel 0,98 % de plus que dans le reste de l’Espagne. Toutefois, lorsqu’on isole l’effet fiscal d’impôts comme l’IGIC (l’équivalent canarien de la TVA) dans l’archipel et la TVA sur le territoire péninsulaire, l’écart bondit à 7,81 %. La différence atteint 7,65 % sur les aliments et 9,90 % sur les boissons non alcoolisées.

Un surcoût asphyxiant face à des salaires parmi les plus bas

Ce surcoût est d’autant plus étouffant que les Canaries affichent le deuxième salaire annuel moyen le plus faible du pays. Dans l’archipel, un salarié perçoit en moyenne 23 096,92 euros par an, soit environ 9 216 euros de moins qu’un employé du Pays basque, la communauté où les salaires sont les plus élevés d’Espagne.

Le choix du supermarché où l’on fait ses courses peut également peser considérablement sur le budget familial. La dernière étude de l’Organisation des consommateurs et usagers (OCU), qui analyse les prix du panier de courses, place plusieurs villes et établissements de l’archipel parmi ceux qui présentent les plus grandes différences de prix. L’analyse porte sur 244 produits de 80 catégories, des aliments frais aux produits emballés en passant par les articles d’hygiène et de droguerie, qu’il s’agisse de grandes marques ou de marques distributeur.

À Las Palmas, jusqu’à 2 167 euros d’écart par an

Dans ce contexte, Las Palmas de Gran Canaria se distingue comme la ville où l’écart est le plus important entre faire ses courses dans le supermarché le moins cher et le faire dans le plus cher. Selon les données de l’OCU, choisir l’établissement le plus économique peut représenter une économie annuelle allant jusqu’à 2 167 euros par rapport à l’option la plus chère. L’association cite Supercor, Hipercor et El Corte Inglés parmi les alternatives les plus coûteuses présentes sur l’île, avec des hausses de prix pouvant atteindre 2,7 %.

À l’opposé, Alcampo reste l’une des références à bas coût de l’archipel, même si son avantage se concentre surtout à Telde. Carrefour a gagné du terrain jusqu’à s’imposer comme l’une des options les plus économiques à Las Palmas de Gran Canaria et à Santa Cruz de Tenerife, tandis qu’Aldi se démarque par ses prix à San Cristóbal de La Laguna.

Café, œufs, poisson : des hausses spectaculaires

L’évolution de certains aliments illustre en outre l’ampleur du renchérissement accumulé ces dernières années. Le café moulu mélange le moins cher a augmenté de 142 % en cinq ans, tandis que les œufs ont enregistré une hausse de 135 %. En 2025, les produits frais ont également connu des augmentations importantes, avec une progression moyenne de 4,7 %. Le poisson arrive en tête des hausses, avec 8,6 %, suivi de la viande, avec 3,7 %, et des fruits et légumes, avec 3,5 %.

Dans le cas de la banane des Canaries, le prix a connu un rebond particulièrement marqué après être tombé à 0,32 euro le kilo. En à peine une semaine, la cotation est remontée à 0,52 euro, soit une hausse de 63 %. Cette reprise constitue un soulagement pour les agriculteurs, dont les coûts de production se situent entre 0,80 et 0,90 euro le kilo.

Aucune enseigne n’est toujours la moins chère partout

Les écarts entre établissements confirment que le choix du lieu d’achat peut alléger le budget familial, mais aussi qu’aucune chaîne ne garantit systématiquement les prix les plus bas dans toutes les îles et toutes les villes. Le coût final dépend de la localité, du supermarché et des produits inclus dans le panier. L’OCU observe également des comportements différents selon la catégorie : Mercadona se distingue par une plus grande modération sur les articles économiques, Aldi se démarque sur les produits frais et Lidl maintient une position plus équilibrée entre les différents groupes de produits.

Canaries et Galice, deux réalités opposées

La comparaison avec d’autres communautés autonomes est inévitable, et elle permet de mieux mesurer l’effort que représente le fait de remplir son réfrigérateur aux Canaries. La Galice et d’autres territoires aux prix plus contenus offrent un scénario très différent de celui de l’archipel, où le renchérissement des aliments coïncide avec une capacité d’achat limitée. Alors que les Canaries figurent parmi les communautés où il est le plus difficile de faire face au coût du panier de base, la Galice compte parmi les régions les plus économiques pour faire ses courses.

À cette différence s’ajoute l’écart salarial entre les deux territoires. En Galice, le salaire annuel moyen est supérieur de 3 530 euros à celui de l’archipel, selon les données de l’Enquête sur la structure des salaires de l’Institut national de la statistique (INE). Le contraste est d’autant plus significatif que les écarts ne tiennent pas uniquement au prix affiché sur l’étiquette. Aux Canaries, le surcoût lié à l’insularité, les différences entre établissements et la moindre capacité salariale se cumulent et réduisent la marge de manœuvre des familles pour faire face aux autres dépenses essentielles.

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