Évacuation massive à la plage de Benijo
Ce jeudi, la police locale de Santa Cruz de Tenerife a procédé à l’évacuation de dizaines de baigneurs de la plage de Benijo, un site pourtant fermé au public depuis deux ans en raison d’éboulements. Selon des sources policières citées par l’agence EFE, les forces de l’ordre ont été assistées dans cette opération par l’unité de drones de la mairie. D’après le journal local El Día, le nombre de personnes évacuées pourrait dépasser les 70.
Une plage fermée mais toujours fréquentée
Située dans le massif d’Anaga, cette plage emblématique du nord de Tenerife est fermée depuis juillet 2024. À l’époque, Gladis de León, conseillère municipale déléguée à la Sécurité citoyenne et aux Urgences, avait signé un décret ordonnant la fermeture du site après que de petits éboulements avaient été constatés à plusieurs reprises dans les semaines précédentes. La mairie de Santa Cruz avait alors expliqué que ces chutes de matériaux pouvaient indiquer une instabilité de certaines zones du versant surplombant la plage. Ces alertes avaient été signalées par les secouristes de la Croix-Rouge espagnole, qui assurent les services de sauvetage et de surveillance de la baignade dans ce secteur.
Des travaux de réhabilitation toujours en attente
Alors que la plage de Benijo est toujours en attente de travaux de réhabilitation, la mairie de Santa Cruz de Tenerife a franchi une nouvelle étape la semaine dernière. Le conseil municipal a en effet approuvé une motion demandant à l’État de déclarer ces travaux d’urgence. Une décision qui vise à accélérer le processus de sécurisation du site, très prisé des baigneurs et des surfeurs, malgré les risques persistants d’éboulements.
Cette nouvelle évacuation soulève une fois de plus la question du respect des interdictions d’accès sur les plages canariennes, où la beauté sauvage des lieux attire souvent les visiteurs au mépris des consignes de sécurité.
Les dernières nouvelles des Canaries
Actualités quotidiennes, alertes météo et infos pratiques – directement des îles, en français. Nous vivons ici et savons ce qui se passe, avant que les médias en parlent. Tout est publié sur notre chaîne WhatsApp – sans intermédiaires, sans algorithme.


