Synthèse réalisée avec l’aide d’une intelligence artificielle à partir d’informations en espagnol. Source sous l’article.
Un nouveau week-end de galère à Cruz del Carmen
Le parc rural d’Anaga, joyau naturel du nord-est de Tenerife, fait face à une nouvelle vague de saturation automobile. Ce week-end encore, les files d’attente aux abords de Cruz del Carmen ont dépassé le kilomètre, s’étirant jusqu’aux environs du mirador de Jardina. Une situation qui a une nouvelle fois exaspéré les habitants de la zone, mais aussi les visiteurs, comme en témoignent les nombreuses réactions sur les réseaux sociaux. Un touriste a notamment publié une vidéo montrant les longues colonnes de véhicules à l’arrêt et exprimant son mécontentement face à cette situation devenue chronique.
Les associations locales montent au créneau
Plusieurs associations de quartier d’Anaga, dont l’association Mayores Quinteto de Anaga, ont relayé ces images pour interpeller une nouvelle fois les responsables de la promotion touristique. « Il est grand temps que les instances de promotion extérieure recommandent l’utilisation des transports en commun », déclare le collectif, qui estime que « l’usage de la voiture de location est totalement déconseillé » au vu des difficultés actuelles pour circuler dans le massif. « Même les étrangers s’en plaignent désormais », ajoute l’association, soulignant l’ampleur du phénomène.
Ces nouvelles files d’attente s’ajoutent à un problème que les associations de quartier d’Anaga dénoncent depuis des années. La pression des véhicules, particulièrement aux abords des principaux points d’intérêt touristique, est devenue l’une des principales revendications des résidents du parc rural. Le phénomène, qui se concentre essentiellement à Cruz del Carmen, s’est considérablement aggravé : ce qui n’était autrefois qu’un désagrément réservé aux week-ends et jours fériés est désormais devenu une situation quasi quotidienne.
Une manifestation en mars dernier
Le mécontentement avait déjà atteint son paroxysme en mars dernier, lorsque huit associations de quartier d’Anaga avaient convoqué une manifestation à Cruz del Carmen pour réclamer des solutions contre la massification des véhicules et les problèmes de mobilité. Parmi les participants figuraient les collectifs El Til et Pico del Inglés de Casas de la Cumbre, Mayores Quinteto de Anaga et Nube Gris de Roque Negro, Roque de las Bodegas, San José de Taborno et Nuestra Señora de Begoña de Begoña, ainsi que La Voz del Valle de Taganana. Les manifestants dénonçaient alors une aggravation des problèmes de mobilité, de sécurité routière, de transport public et de services de base, conséquence directe de l’augmentation du nombre de visiteurs.
Des revendications concrètes sur la table
Parmi les demandes formulées par les riverains figure en premier lieu la nécessité d’améliorer les infrastructures routières. Les collectifs réclament notamment la rectification des fossés, la création de zones de croisement permettant aux véhicules de se croiser et le retrait ou la modification de certaines barrières en bois. Selon eux, les aménagements actuels augmentent le risque d’accidents et entravent la circulation dans un territoire à la topographie particulièrement accidentée.
Le manque de places de stationnement constitue également un sujet majeur de discorde. Les résidents dénoncent la suppression de places après l’installation de barrières et réclament la création de nouveaux espaces de stationnement. Le transport public représente quant à lui une revendication historique des habitants. Lors des mobilisations précédentes, les résidents de Taganana, Almáciga, Benijo et Roque de las Bodegas avaient déjà souligné l’insuffisance du service de bus (guaguas) pour répondre aux besoins quotidiens de ceux qui vivent dans ces hameaux et dépendent des transports collectifs pour leurs déplacements professionnels, scolaires ou médicaux.
Repenser l’accès au parc : un enjeu de sécurité
Aujourd’hui, l’association Mayores Quinteto d’Anaga remet le transport public au centre du débat, mais sous un angle nouveau : celui d’une alternative crédible pour les visiteurs qui souhaitent accéder au parc rural. Cette demande intervient alors que les images des embouteillages remettent en lumière la pression que subissent les routes d’Anaga. Au-delà des désagréments quotidiens, les résidents alertent sur les risques liés à l’accumulation de véhicules sur des routes étroites avec peu d’échappatoires. Une chaussée saturée peut en effet entraver le passage des véhicules d’urgence et compliquer une éventuelle évacuation, un enjeu d’autant plus critique dans un territoire à l’orographie aussi complexe qu’Anaga.
Pour les habitants, le problème ne se limite donc pas à la simple nuisance des files d’attente : il touche directement à la sécurité routière et à la qualité de vie de ceux qui résident dans le parc rural. Alors que les vidéos des bouchons continuent de circuler sur les réseaux sociaux, les associations de quartier maintiennent leur exigence : l’élaboration d’un plan de mobilité spécifique pour Anaga, seul moyen selon elles de concilier l’afflux de visiteurs, les besoins des résidents et la protection de cet espace naturel exceptionnel.
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