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CC Tenerife : limiter la population, pas le tourisme

Synthèse réalisée avec l’aide d’une intelligence artificielle à partir d’informations en espagnol. Source sous l’article.

Un engagement contre la croissance démographique, mais pas contre le tourisme de masse

Coalición Canaria (CC) à Tenerife annonce vouloir inscrire dans son programme électoral pour les élections de 2027 un engagement en faveur d’un modèle de développement durable et d’une limitation de la croissance démographique. « Nous ne sommes pas Hong Kong et nous ne voulons pas le devenir », résume son secrétaire général insulaire, Francisco Linares. Une promesse qui omet toutefois d’aborder la massification touristique, pour laquelle le parti ne prévoit aucune forme de moratoire.

De son côté, la présidente du Cabildo insulaire de Tenerife, Rosa Dávila, a assuré que sur cette île, sur cette terre, « nous ne tenons plus », plaidant pour une fiscalité adaptée afin que les bénéfices de l’activité touristique se traduisent par une meilleure qualité de vie pour les Teneriffais et les Teneriffaises. Sans mentionner que c’est précisément son parti, CC, qui refuse d’appliquer une taxe touristique aux Canaries.

Trois axes pour la convention insulaire

Ces deux déclarations sont intervenues à l’issue de la convention des commissions sectorielles, au cours de laquelle les bases du parti ont apporté une centaine de propositions politiques. Francisco Linares a expliqué que cette convention insulaire s’est articulée autour de trois axes fondamentaux : les personnes, l’identité et la durabilité.

Sur ce dernier point, il a souligné que CC assume, « sans aucune peur et sans aucun tabou », de continuer à limiter la croissance sur l’île — même si le parti ne l’a pas fait durant toute la législature — et d’évaluer, de modérer et de rationaliser la charge effective de population qu’elle supporte. « Personne n’ignore que la population est préoccupée, et il est de notre responsabilité de l’écouter et d’agir », a-t-il ajouté.

Masca, Teno et l’écotaxe du Teide

« Nous avons délimité l’accès à Masca et au massif de Teno, des écotaxes sont mises en place dans le parc national du Teide [sur seulement deux des 41 sentiers]. Faut-il s’arrêter là ? Non. Il faut continuer à prendre des décisions et à rappeler que la richesse générée à Tenerife doit être mieux répartie », a poursuivi le dirigeant insulaire de CC.

Car lorsque tous les bénéfices vont d’un côté et que ce que perçoit le travailleur ne lui permet pas de boucler ses fins de mois, « nous générons des travailleurs pauvres », a-t-il insisté, précisant qu’il ne s’agit pas de freiner ni de restreindre, mais de modérer et de réfléchir.

« Si nous ne prenons pas soin de notre territoire, nous ne prendrons pas soin de notre identité, et si nous ne prenons pas soin de notre identité, nous ne transmettrons pas notre culture aux nouvelles générations. Et une île sans identité ni culture est une île vide : sans cœur ni âme », a-t-il conclu.

Dávila : un développement au service des habitants

Rosa Dávila a pour sa part déclaré que le développement de Tenerife doit être durable et répondre aux attentes de la population : que les gens puissent vivre sur leur terre, y trouver des opportunités et un emploi de qualité, et que les personnes en situation de handicap ou de dépendance puissent être prises en charge.

Un programme « construit d’en bas vers le haut »

La députée de CC au Congrès, Cristina Valido, a quant à elle salué un parti qui fonctionne « d’en bas vers le haut », où des habitants de toutes les municipalités apportent leurs contributions, ensuite reflétées dans le programme électoral. Valido a affirmé que la défense de l’identité, et par extension de Tenerife et des Canaries, n’est pas une question d’idéologie, mais « notre cause » : faire en sorte qu’à l’extérieur on respecte l’archipel et que l’on réponde à ses droits et à ses besoins.

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