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Loi touristique à Gran Canaria : les propriétaires se rebellent

Synthèse réalisée avec l’aide d’une intelligence artificielle à partir d’informations en espagnol. Source sous l’article.

Les propriétaires prennent d’assaut le registre de la propriété

Les propriétaires affectés par la loi touristique se sont rendus en masse, ce mercredi, au registre de la propriété de San Bartolomé de Tirajana, dans le sud de Gran Canaria, pour défendre l’usage résidentiel de leurs appartements. Face à cette mobilisation, la porte-parole de la PALT, Maribe Doreste, a tenu à rappeler que les habitants inscrits sur les listes municipales de San Bartolomé de Tirajana ne sont en aucun cas en train de porter atteinte au droit au logement. Elle a jugé « inacceptable » et même « inouï » qu’une loi vienne dicter aux citoyens qu’ils doivent quitter leur propre domicile.

Un registre qui ne protège plus les droits acquis

« Quelle sécurité juridique peut bien m’offrir un registre de la propriété où je viens inscrire mon bien depuis 30 ans, alors que celui-ci n’a jamais eu le moindre lien avec un usage touristique ? Aujourd’hui, le registrateur lui-même exige que je fournisse une série de documents et que j’effectue des démarches auprès du département du Tourisme pour que mon usage résidentiel soit enfin respecté », a déploré la présidente de la PALT, avant d’ajouter : « L’usage résidentiel, je l’ai déjà. Il est inscrit dans mes actes de propriété. Je n’ai donc pas à recourir à d’autres stratagèmes, comme si nous étions tous des hébergeurs touristiques, comme si nos immeubles étaient tous des établissements hôteliers et comme si nous étions tous des unités d’hébergement. Ce n’est tout simplement pas le cas. »

Des typologies de logements variées dans le sud de l’île

Maribe Doreste a également souligné que le sud de Gran Canaria compte une grande diversité de logements et que certains complexes étaient effectivement destinés à accueillir une activité touristique, si le propriétaire le souhaitait. Elle a déploré les manœuvres mises en œuvre et a réaffirmé que nul ne peut imposer un usage touristique à son logement, car celui-ci ne l’est tout simplement pas. « Ni la publicité du registre foncier que je détiens depuis 40 ans, ni mes actes de propriété ne le stipulent. Et pourtant, on cherche aujourd’hui à nous faire tomber dans des pièges, que ce soit avec ce décret-là ou avec un autre. »

Le droit de propriété et la Constitution en ligne de mire

Selon elle, il est impératif de respecter le droit de propriété tel que garanti par la Constitution, ainsi que le principe de non-rétroactivité des lois et le statu quo dont ces propriétaires ont toujours bénéficié. Dans un communiqué, la PALT a affirmé avec force qu’elle n’accepte pas « que le concept d’unité d’hébergement puisse être utilisé pour modifier le titre constitutif de propriété, la nature juridique de nos biens ou les droits qui reviennent à leurs légitimes propriétaires ».

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