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Conflit d’intérêts : un haut responsable canarien dans la tourmente

Synthèse réalisée avec l’aide d’une intelligence artificielle à partir d’informations en espagnol. Source sous l’article.

Situation compromettante au sein du gouvernement canarien

Le viceconsejero de Hacienda du gouvernement des Canaries, Gabriel Megas Martínez, est au cœur d’une polémique naissante. Selon les révélations de Diario de Avisos, confirmées par Canarias Ahora, l’intéressé aurait omis de déclarer sa présence au sein des conseils d’administration de deux sociétés : Pastas La Isleña et Inversiones y Gestiones Turísticas, S.A., la société qui gère la chaîne hôtelière Cordial. Ces informations, qui commencent à faire grand bruit dans l’archipel, jettent une ombre sur la transparence du deuxième homme de la Consejería dirigée par Matilde Asian (PP).

Des mandats non déclarés au registre de transparence

D’après les informations publiées au Bulletin officiel de l’État (BOE), Gabriel Megas Martínez figure actuellement comme administrateur de l’entité Andrés Mendoza Megas, la société exploitant Pastas La Isleña, située à Gran Canaria, ainsi que de la chocolaterie La Candelaria, basée à Tenerife. Plus encore, un procès-verbal daté de mars 2026 confirme sa participation au conseil d’administration d’Inversiones y Gestiones Turísticas, S.A., un poste qui n’apparaît nulle part dans son dossier de compatibilité.

Le problème est d’autant plus épineux que le Portal de Transparencia du gouvernement des Canaries, où les hauts fonctionnaires sont censés déclarer leurs activités, ne mentionne que son ancien poste de directeur chez Andrés Megas Mendoza, S.A. entre octobre 1988 et octobre 1989. Les mandats actuels, eux, brillent par leur absence.

Une résolution controversée qui pose question

Ce qui transforme cette affaire en véritable conflit d’intérêts, c’est le contexte réglementaire. En août dernier, Gabriel Megas Martínez a en effet signé une résolution à caractère contraignant imposant à tous les hôtels de l’archipel de s’acquitter de l’AIEM (Arbitrio sobre Importaciones y Entregas de Mercancías) sur les chocolats et autres confiseries de bienvenue qui ne proviennent pas de la production canarienne. Autrement dit, cette décision avantage directement l’entreprise Pastas La Isleña, dont il est administrateur, en pénalisant les produits importés du continent.

Pour les observateurs, la situation est d’autant plus délicate que cette taxe, qui s’applique aux importations et livraisons de marchandises, constitue un levier économique majeur pour les producteurs locaux face à la concurrence extérieure. La signature d’une telle mesure par une personne liée à l’une des entreprises bénéficiaires soulève inévitablement des questions sur l’impartialité de la décision.

Le PSOE exige des comptes au Parti populaire

Face à ces révélations, le PSOE a réagi avec fermeté ce mercredi. Les socialistes exigent des explications immédiates de la part du Parti populaire des Canaries et de son président, Manuel Domínguez, également vice-président du gouvernement régional. Dans un communiqué, ils estiment que « ces faits décrivent une situation suffisamment grave pour que le Parti populaire et le gouvernement des Canaries offrent des explications immédiates et dissipe tout doute sur l’action d’un haut responsable de l’exécutif régional ».

Cette mise en demeure intervient dans un climat politique déjà tendu, où la question de la transparence des élus et des hauts fonctionnaires est devenue un enjeu central pour les citoyens. La double casquette de Gabriel Megas Martínez, à la fois régulateur et bénéficiaire potentiel des décisions qu’il prend, est perçue par beaucoup comme un cas d’école de conflit d’intérêts.

La Consejería de Hacienda reste muette

Le journal Canarias Ahora a sollicité la Consejería de Hacienda afin de comprendre pourquoi le viceconsejero n’avait pas informé le Portal de Transparencia de ses liens avec ces deux entreprises. À l’heure où nous écrivons ces lignes, aucune réponse n’a été apportée. Ce silence, qui contraste avec l’urgence des questions posées, ne fait qu’alimenter les spéculations et renforcer les soupçons.

L’affaire pourrait bien prendre de l’ampleur dans les prochains jours, d’autant que l’opposition socialiste semble déterminée à obtenir des réponses concrètes. En attendant, la question de la compatibilité des fonctions de Gabriel Megas Martínez avec ses mandats privés demeure posée, tout comme celle de la validité juridique des décisions qu’il a signées dans ce contexte contesté.

Cette affaire illustre une nouvelle fois les défis auxquels sont confrontées les institutions canariennes en matière de transparence et d’éthique publique, dans une région où l’économie touristique et agroalimentaire est dominée par quelques grands acteurs locaux, solidement implantés dans le tissu économique et politique de l’archipel.

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